La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Automne 2017

Je suis assise à mon bureau. Tranquille. Cinq minutes pour vous écrire ! La Maison est en effervescence, car ce soir, c’est la rentrée ! La rentrée des bénévoles ! Le 5 à 7 de la rentrée ! La bonne humeur est au rendez-vous dans la préparation de petites bouchées.

Élizabeth, la nouvelle coordonnatrice, vit un stress intense. Il faut faire bonne impression. Elle ne sait pas que, déjà, les bénévoles l’apprécient. Comme Estelle, sa prédécesseure, elle a fait sa place dans la gaieté. Elle verra avec le temps à quel point les bénévoles sont engagés et sont présents pour soutenir, mais ils aiment aussi les blagues et les taquineries. Bienvenue Élizabeth ! Et surtout, nous souhaitons la bienvenue à nos nouveaux bénévoles et bonne rentrée aux plus… anciens.

L’été fut occupé et joyeux. J’aurais tendance à dire « comme d’habitude ». En plus des activités habituelles, nous avons vécu, ensemble, la réalisation d’une belle murale. Voyez   sous ce texte une photo panoramique, mais surtout, venez l’admirer en direct.

— Francine Goyette, directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Vous pouvez nous soumettre vos textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Le comité du bulletin,composé de trois bénévoles aînés, de la secrétaire et de la directrice générale, vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le 27 octobre 2017.

Conseil d'administration

Dans le cadre du 25e anniversaire, nous avons demandé aux bénévoles de nous décrire leur première fois à la Maison des Grands-Parents de Villeray. Dans ce numéro, je fais moi-même l’exercice.

Première rencontre à la MGPV

Je viens de prendre ma retraite, c’est le mois de mai. Une nouvelle vie commence mais comment sera-t-elle ? vais-je m’ennuyer d’un emploi que j’adorais et de collègues dont les discussions et les pensées m’enrichissaient ? En me promenant dans mon quartier, mon amoureux me fait remarquer une affiche sur un poteau. Il y est écrit : Portes ouvertes à la Maison des Grands-Parents de Villeray. « Tu devrais y aller, me dit-il, cela pourrait t’intéresser. »

À l’entrée, je suis attirée par l’atmosphère chaleureuse du salon où un homme d’un certain âge, pour ne pas dire d’un âge certain, se berce. Je rencontre la directrice de l’époque, Clémence, souriante et accueillante. Elle m’invite à aller voir au sous-sol les bénévoles qui attendent les enfants pour l’aide aux devoirs. Yves, l’enfant terrible de la MGPV, mais je ne le sais pas encore, me fait visiter les trois étages et m’informe des différentes activités auxquelles je pourrais prendre part.

Après un entretien avec Clémence, je décide de faire du bénévolat à l’aide aux devoirs. L’éducation, ça me connaît ! J’ai été prof durant 35 ans. Mais comment vais-je m’adapter aux plus jeunes du primaire. Mes étudiants avaient plutôt 16-17 ans.

Eh bien ! il faut croire que je m’y suis plu, car je fais l’aide aux devoirs depuis six ans, et je m’occupe du même enfant depuis quatre ans. Il m’a appris qu’il allait déménager, j’espère juste que ce sera dans le même quartier et qu’il restera dans la même école. Nous avons développé une belle relation et une affection nous unit.

J’ai élargi par la suite mon engagement à la MGPV avec Motivation-Jeunesse, ainsi que dans le conseil d’administration.

— Ginette Morrier

Les membres du C. A. 2017-2018

Julie Aubin administratrice
Carl Beauregard trésorier
Lorraine Dubuc administratrice
Colette Gosselin administratrice
Monique W. Jefford vice-présidente
Leila Lajevardi-Fatemi administratrice
Luc Marchand secrétaire
Ginette Morrier présidente
Audrey St-Laurent administratrice


Murale

Une action collective qui nous rassemble...

Un échafaudage est dressé. Les voisins et les passants s’arrêtent, intrigués ! Ils s’approchent, posent des questions et échangent. Nous posons collectivement une action qui suscite la curiosité, l’intérêt mais aussi la discussion. Des sourires fleurissent lorsque l’invitation à nous rejoindre fuse et que les passants y répondent.

Une murale sociale émerge peu à peu du mur ouest de la Maison des Grands-Parents de Villeray. Les couleurs posées par toutes les générations, sur un dessin de la muraliste Sophie Stella Boivin, permettent de mieux distinguer le motif. Sophie Stella est demandée de toutes parts. Elle est à l’affût. Elle distribue conseils et couleurs avec enthousiasme et patience.

Lorsque l’on parle de murale participative, les deux mots sont importants. Quel bel exemple de participation à l’embellissement d’un quartier ! Une communauté s’est réunie autour d’un projet, d’une réalisation collective !

Retour en arrière : le projet de murale était dans l’air depuis un bout de temps. Voici que les planètes se sont alignées quand nous avons réfléchi à la programmation du 25e anniversaire. C’est devenu une activité phare de ce programme. L’artiste sélectionnée, une partie du financement trouvée, il nous restait à passer à l’action. Une réunion, à laquelle étaient conviés les bénévoles, s’est déroulée en juin. Sophie, notre artiste en chef, a écouté et questionné les participants sur leurs visions de la Maison des Grands-Parents, sur les valeurs de celle-ci. Elle a ensuite produit un croquis rassemblant les idées. Le tout a donné une murale pleine de symboles, touchante et nous ressemblant en plus de nous rassembler.

Nous remercions la Fondation du Grand Montréal avec le Fonds communautaire Canada 150, ainsi que Marcel Lortie, détaillant de peinture, pour leur appui. Et surtout, un merci de tout cœur à tous les participants.

— Francine Goyette

Mission accomplie

Après presque trois semaines de travail, la murale participative de 12 m par 8 m sur l’édifice de la Maison des Grands-Parents de Villeray est terminée. Chaque projet que je réalise est toujours très précieux pour moi, mais celui-ci a particulièrement touché mon cœur. L’organisme est composé de grands-parents bénévoles qui offrent leur temps et leur amour à des jeunes dans le besoin. Ayant côtoyé ces personnes pendant un bon petit bout, je peux vous dire que leur générosité m’a éblouie !

J’ai décidé de peindre ma grand-mère de 90 ans sur l’œuvre, car pour moi c’était le meilleur moyen d’exprimer le bonheur et l’amour que je ressens lorsque je pense à un grand-parent. Il n’est pas nécessaire d’avoir un lien de parenté avec cette personne qui nous donne son amour inconditionnel.

Nous avons tous et toutes besoin d’une mamie ou d’un papi. Cette personne, là pour nous aider à évoluer, pour nous guider dans les moments difficiles ; cette personne nous donne l’espoir de persévérer et d’accomplir nos rêves. Les grands-parents sont un refuge et un guide pour toute une vie. C’est celui ou celle en qui nous pouvons avoir confiance pour y déposer nos secrets et nos espoirs.

Je tiens à remercier tous les gens qui donnent une partie d’eux-mêmes pour aider la prochaine génération. L’empreinte que vous laissez n’a pas de mesure ! Merci aux participants de 2 ans et demi à quatre-vingt-dix ans. Merci aux artistes Philippe LeRêveur Trolliet et Yves Bernard pour avoir ajouté de vos créations sur la murale. Merci à l’équipe, bénévoles et employées de l’organisme, vous êtes magnifiques !

— Sophie Stella Boivin

... une action collective qui nous ressemble







Avez-vous remarqué ? Dans le haut de la muraqle, il y a une grand-maman qui nous regarde au travers de ses doigts formant un cœur. C'est la grand-maman de Sophie Stella Boivin, artiste muraliste. Touchée par la mission de la Maison des Grands-Parents de Villeray et surtout, par les personnes qu'elle y a rencontrées, Sophie a représenté celle qui est pour elle la grand-maman, sa grand-maman de 90 ans !

— Francine Goyette

Place aux nouvelles

Départ d'Estelle

Jacob nous a quittés ! Emporté par sa propriétaire légitime qui l’avait acquis à son arrivée l’an dernier à la Maison des Grands-Parents de Villeray. Ce gros chien de peluche dispensateur d’affection était bien connu des attristés. Avec Estelle, il fréquentera de nouveaux horizons dans les salles de classe. Il nous manquera, sa propriétaire aussi. Nous leur souhaitons la meilleure chance à tous les deux.

— Francine Goyette

La petite nouvelle

J’ai entendu dire que vous aviez la recette du bonheur. Je suis venue visiter votre maison et je suis tombée sous le charme. Qui pourrait vous résister d’ailleurs ? Je vous propose alors d’ajouter une petite nouveauté à votre recette. moi, à titre de nouvelle coordonnatrice, cuvée 2017, exotique et pétillante, question de colorer votre assiette !

Je me présente : Élizabeth, fille de l’île d'Haïti qui a grandi sur l’île de Montréal, dans la grande famille du communautaire. Je suis tombée dans la marmite du bénévolat très jeune au secondaire et depuis que j’y ai goûté, j’ai soif de partage et d’entraide. Après avoir initié des adolescents au monde des coopératives (CJS), je me suis impliquée à titre de bénévole coopérante en Tunisie et en Haïti. Jeune adulte, je rêvais de changer le monde !

Les dix dernières années, j’ai accompagné les tout-petits sur la route de l’apprentissage par le jeu. J’ai voulu partager le plaisir du jeu avec d’autres familles en mettant sur pied la Joujouthèque ďAhuntsic. Devenue mère dans la trentaine, je voulais juste changer mon monde pour le bonheur de mon fils, un monde sans frontières, branché sur les valeurs du cœur !

J’ouvre à présent la porte de votre maison et je découvre un beau trésor : vous, qui faites le bonheur des petits et grands enfants depuis 25 ans ! Je suis arrivée juste à temps pour célébrer votre 25e anniversaire. Fiou ! J’attends ma part du gâteau !

En attendant d’avoir l’âge légal pour entrer dans votre prestigieuse catégorie de bénévoles aînés, je cherche les ingrédients magiques qui sauront combler de joie les bénévoles de la MGPV. Pouvez-vous m’aider ?

— Élizabeth Lubin

Camp de jour Mode à la MGPV

Nous étions quatre bénévoles de l’artisanat, Gervaise, Colette, Claudia et moi, pour recevoir une dizaine de fillettes inscrites au camp de jour, organisé par le Centre Lajeunesse, sur le thème de la mode. Je dis bien fillettes et j’en déduis que les garçons ont préféré le camp Soccer ou Ultimate frisbee. Le groupe, d’une dizaine de futures designers de mode, accompagné de deux responsables du Centre Lajeunesse, est arrivé à la Maison des Grands-Parents à l’heure du lunch le 28 juin, après leur visite dans la matinée au Musée de la mode, situé dans l’édifice du Marché Bonsecours. Nous leur avons montré les accessoires variés disponibles pour l’exécution de quatre techniques de travail manuel : le tricot, le crochet, la broderie et la couture.

À leur gré, les participantes, de même que les deux accompagnateurs, ont pu ensuite essayer une ou l’autre des techniques. Un bel après-midi en ce début de vacances.

— Louise Bertrand

Pique-nique du café-rencontre mamans

Après une promenade-découverte dans le quartier proposée par Martine Hilaire, instigatrice du projet des Promenades 0-5 ans dans Villeray, une dizaine de familles du café-rencontre ainsi que trois bénévoles se sont rejointes dans le parc Victorien-Pesant pour y découvrir l’installation artistique de Halte 3.

Autour de ce feu de camp nouveau genre, les participantes se sont vite senties à l’aise, et ont transformé l’aire gazonnée en un lieu très convivial pour l’heure du pique-nique. Les nappes étendues au sol, le partage des délices apportés par l’une et l’autre (sans oublier les gâteaux et jus offerts par la Maison des Grands-Parents, les deux éléments favoris des enfants !) ainsi que la marmaille qui court, gazouille ou éclate de rire ont rendu le moment très agréable.

C’était un plaisir pour les participantes d’en apprendre davantage sur le quartier et ses trésors, de retrouver les bénévoles et familles des cafés-rencontres et de voir les enfants qui grandissent interagir entre eux.Il est certain que les cafés-rencontres sont très précieux pour les mamans du quartier, et une occasion de nouer des liens entre enfants, mamans et aînées du quartier. Cette édition estivale a donc permis de patienter dans la joie jusqu’à la reprise des activités !

— Julie Aubin

Les camps de jour de cet été

Ils sont arrivés se tenant par la main, l’air émerveillé de tous les bambins, les mardis de juillet et août avec leurs animateurs Alpha, Moka, Raptor, Loubar, Cachou, Plume Portable ou Jalapegno. Ils ont jardiné, bricolé, joué, expérimenté, participé à la grande murale de la Maison.

Ils avaient 4 à 5 ans, 7 à 8 ans ou 9 à 12 ans. Ils fréquentaient les camps de jour du Centre Lajeunesse. Ils ont partagé des rires, des confidences et le repas du midi avec Louisette, Monique, Colette, Rolande et d’autres encore. Ils sont repartis se tenant par la main, bien sûr, le sourire aux lèvres et les yeux pétillants pour aller se baigner au parc Jarry croisant et saluant leurs amis d’un jour, attablés au café du coin, rescapés d’une belle rencontre intergénérationnelle.

— Yves Bernard

Magasin-Partage de la rentrée Villeray

Aux 60 employés de la RBC qui se sont joints aux bénévoles

Bonjour à tous,

En mon nom personnel, en celui de la Maison des Grands-Parents de Villeray, ainsi qu’en celui des membres du comité, un grand, grand merci ! Votre présence chaleureuse et active, le jeudi 17 août au Magasin-Partage de la rentrée scolaire, a fait une différence importante pour tous. Un bon indicateur est le fait que nous ayons terminé de tout ranger à 18 h 30 plutôt qu’à 23 h 30 comme les années passées. Lorsque l’on s’active depuis 8 h du matin, la différence est vraiment importante. Merci de la part des intervenants et des nombreux bénévoles.

Tous ont pu remarquer votre énergie, mais aussi un sens du service à la clientèle exceptionnel. Les familles fragilisées que nous desservons ont un énorme besoin de respect, de cordialité et de chaleur. Merci de le leur avoir offert !

Grâce aux efforts collectifs, plus de 300 enfants sont rentrés à l’école cette année avec dignité et joie. Il s’agit d’un bel encouragement à la réussite et à la persévérance scolaires. Pour les parents, la diminution du stress de la rentrée est également un appui considérable. Certains nous ont mentionné qu’ils étaient sur le fil du rasoir au niveau monétaire. Merci encore ! Nous espérons que votre engagement vous a plu également et vous incitera à nous retrouver pour une autre activité.

Au plaisir de vous revoir.

— Francine Goyette

La rentrée entre bouchées et bavardages

Le bonheur de l’été, le petit rosé au jardin, le temps qui s’étire, les longues soirées, les heures heureuses partagées avec enfants, amis, petits-enfants. Le bonheur est présent. L’été, le temps est joyeux, pétillant ! Devrait-il durer toujours ?

Y a-t-il un plaisir encore plus grand à entreprendre une autre année d’activités, de travail, d’école ou de bénévolat ? On retrouve les papillons au creux de l’estomac pour la rentrée scolaire, pour le début d’un nouveau travail et aussi pour la reprise de nos activités bénévoles. Qui retrouverons-nous ? Qui seront les jeunes que nous accompagnerons durant l’année ? Saurons-nous les aimer, les protéger, les aider à s’épanouir ? Serons-nous encore et toujours à la hauteur des attentes ?

Toutes ces questions et bien d’autres occupaient les pensées de nombreux participants au 5 à 7 de la rentrée. L’enthousiasme et la bonne volonté se retrouvaient pourtant chez tous.

L’atmosphère était à la fête, le plaisir évident de se retrouver autour de délicieuses bouchées, préparées par nos bénévoles, servies par Francine et Élizabeth.

Nous voilà donc repartis pour une 26e année de la MGPV sous la gouverne énergique, imaginative, créatrice de Francine avec Élizabeth, la nouvelle recrue, tout sourire, qui s’intègre avec facilité à la famille de la MGPV. Il ne faut pas oublier notre Jocelyne avec toute son expérience, ses connaissances, sa minutie et son dévouement.

Je nous souhaite donc de faire un beau et grand voyage 2017-2018.

— Claire Provost

Ligne du temps ou récit biographique

Vous avez certainement tous vu une « ligne du temps », une fois ou l’autre au cours de votre vie, que ce soit dans un dictionnaire ou une revue, ou, bien loin, dans vos souvenirs scolaires. Une ligne du temps, c’est cette longue droite où vous découvrez, semées ici et là tout au long, des dates, par exemple, 1492 : Christophe Colomb découvre l’Amérique ou 1976 : René Lévesque devient premier ministre du Québec. Eh bien, c’est ce que Danny Legault, chargé de cours à l’UQÀM en didactique de l’histoire, a proposé à Anne Lacasse, professeure de Lucien-Pagé et aux bénévoles de la Maison des Grands-Parents. Le tout se fera dans le cadre de son cours d’histoire auprès des jeunes de première année du secondaire.

Le 22 août, lorsque Danny Legault vint nous en parler, nous n’étions pas loin d’être une vingtaine autour de la table. Il nous expliqua que chacun devrait trouver dans sa vie sept événements. Et, bien sûr, les accompagner d’une certaine documentation. Il y aura une première rencontre avec les élèves, en octobre. Ceux-ci seront ou seuls ou par deux, et jumelés avec un aîné, qui leur présentera sept moments marquants de sa vie. Et, parce que la rencontre ne dure qu’une heure de classe, donc cinquante minutes, le temps de se mettre en place, de se présenter, cela ne laisse que cinq minutes par événement ! Pour ce travail, les élèves devront en choisir quatre et les positionner sur une ligne du temps. Ils viendront nous présenter le résultat dans une seconde rencontre.

— Philippe Trolliet


Accès-Loisirs

Le programme Accès-Loisirs distribue des activités sportives et culturelles offertes par des organismes, des centres de loisirs du quartier ainsi que des entreprises. La MGPV sert de courroie de transmission entre les donateurs et les familles. Deux fois par année, en septembre et en janvier, les bénévoles et les employées voient fleurir des sourires de plaisir et de bonheur lors de la journée d’inscription.

La Maison de la culture Villeray était également présente avec des billets pour des événements de qualité.

Gageons que plusieurs familles, encore cet automne, profiteront de moments agréables.

— Francine Goyette

Vente d'hiver

Le 14 septembre, la friperie de la MGPV a doublé de taille !!! En effet, la grande vente d’hiver s’est déroulée pour une deuxième année. Vu le succès de l’an dernier, et notre 25e, nous avons installé manteaux, bottes, patins, etc. dans le salon de la Maison. Des équipes de fripières œuvraient dans les deux espaces afin de bien conseiller les clients. Une cinquantaine de familles ont pu préparer l’arrivée du temps froid, à un prix très modique. Nous souhaitons remercier les personnes de cœur qui ont partagé des vêtements d’hiver, mais aussi les organisations qui ont sensibilisé leurs membres à ce don vraiment important.

— Francine Goyette

Un au revoir

Bonjour à tous !

C’est moi, Estelle, l’ancienne coordonnatrice des activités de la MGPV. J’ai eu le plaisir de passer une année entière auprès de vous et je dois dire que j’ai l’impression que cette année s’est écoulée en un éclair, mais en même temps qu’on a vécu tellement de choses. Des rires, des projets, des améliorations, du travail acharné, des fuites d’eau, de la bonne bouffe, etc.

Pour ceux qui ne le savaient pas, j’ai décidé de vous quitter pour aller réaliser un rêve… tout un rêve. J’ai commencé, il y a quelques jours, un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement au primaire, à l’UQÀM. Dans quatre belles années, je serai donc enseignante au primaire. En attendant, c’est à mon tour d’apprendre, d’expérimenter et de m’inspirer pour devenir, je l’espère, une bonne enseignante.

Les valeurs de la MGPV et de ses bénévoles me suivront à l’école, à l’université puis au primaire. En une année, vous avez réussi à me tatouer pour la vie pour défendre le bonheur, l’intergénérationnel, le respect, l’accueil, le partage, etc. Les valeurs de la MGPV teinteront mes classes, j’en suis sûre. Il y aura donc un peu de vous avec moi pour encourager ceux qui se décourageront, pour valoriser ceux qui vivront une réussite, pour allumer la flamme de la créativité ou encore pour entretenir la diversité.

J’espère que la vie fera qu’on se recroisera de temps en temps. En attendant, je vous souhaite de continuer à croquer la vie à pleines dents et de semer le bonheur partout où vous passez.

— Estelle Rabeuf

P.-S. – Jacob, le toutou qui a passé cette année avec moi à la MGPV, vous salue et vous dit « À la revoyure ! ».

Témoignage
Heure du conte
Bénévolat ? Grand plaisir !!!
Juin 2017, je reviens de ma dernière lecture de l’heure du conte à la garderie de Nancy. J’ai côtoyé ces enfants pendant deux ans, leur ai raconté des histoires, fait des jeux de devinettes, interprété des chansons et partagé des fous rires à profusion.

C’est une très belle expérience de vie, d’échanges avec des enfants curieux de tout et si réceptifs aux joies de la vie.

Je souhaite à tous de vivre ce grand plaisir.

— Christianne Lefebvre

Yé ! C’est mercredi !
Ravie, je verrai les tout-petits
De la halte-garderie
Avec les autres mamies :

Francine, Johanne, Micheline, Claire.

Que j’ai autant de joie à retrouver
À partager le temps si vite passé
À bercer, chanter, jouer
Et aussi se raconter.

Vivement mercredi !

— Diane Groulx

Un aigle à la Licorne

L’aigle m’a raconté...

J’étais un peu tendu dans le bus qui m’emmenait vers ce camp équestre dont j’étais l’invité. Je suis descendu du bus, Louiselle m’attendait, elle m’a vu, et a dit :

– Je t’ai reconnu tout de suite ! La glace était brisée.

J’ai oublié que j’habitais dans un foyer de groupe. J’ai mis mes problèmes, mes soucis de côté. Petit à petit, j’ai eu le sentiment de toujours vouloir vivre à la Licorne. Je me sentais libre, flotter dans les airs. Les matins brumeux rappelaient mon enfance.

Là-bas, j’ai nourri les chevaux, fait du jardinage, de l’équitation. Le soir avec les animateurs et autres jeunes, c’était joyeux, une bonne soupe à volonté, des desserts, un feu de camp.

Le matin, il y avait Lancelot, un cheval blanc, mon préféré, il se collait à moi, me léchait la main quand je le nourrissais. Il y avait Little-Milton, un cheval qui ne voulait rien savoir, têtu avec une face qui n’était pas rieuse. Les chevaux étaient heureux de me voir dans l’écurie, ce sont de bons moments, un bon esprit d’écurie.

Merci Louiselle, merci Kathou, les généreuses dames de la Licorne.

Ce récit est véridique et a été raconté tel quel par Aigle à Véronique Dorison.

25e anniversaire

Encore pour notre bonheur de lecture, nous poursuivons la publication
de textes de bénévoles sur leur première fois à la MGPV.

Ma première visite à la MGPV reste 10 ou 12 ans plus tard un très beau souvenir. J’avais rendez-vous avec la directrice pour une entrevue, j’étais alors bénévole au Centre québécois d’aide à la petite enfance et je souhaitais m’impliquer auprès des enfants et non des organismes CPE, etc.

J’ai été accueillie par nul autre que la cofondatrice, Mme Girard. Elle ressemblait beaucoup à ma mère, toute petite madame aux cheveux gris qui, elle aussi a eu huit enfants… Après un brin de causette, elle m’amène au bureau. Quelques questions d’usage, on parle d’expérience de travail, de vérification de dossier judiciaire, du quartier de Villeray et des enfants. Tout de suite, on m’a proposé l’aide aux devoirs, deux jours par semaine. Chaleureuse et accueillante, la directrice me fait visiter la Maison, partout des gens souriants et heureux, Fleurette à la friperie, des bénévoles au salon qui me saluent, surprise il y a un 2e étage et soudain, je me rappelle la maison de mon adolescence, rue Saint-André, entre Gounod et Jarry. Depuis ce jour, lorsque j’arrive à la MGPV, qui bourdonne d’activités à toute heure, je me sens un peu chez moi… j’arrive à la maison.

— Monique W. Jefford

Quand j’ai pris ma retraite, il y a de cela trois ans, bientôt quatre, je m’étais fixé quatre objectifs en lien avec quatre dimensions de ma personne : prendre soin de ma santé, nourrir mon esprit (cours, conférences), développer ma créativité et faire une activité de bénévolat.

Comme j’avais envie d’être en contact avec des enfants, j’ai choisi de faire la lecture aux enfants. C’était ma première expérience de bénévolat. Après une première tentative avec l’organisme « Lire et faire lire », j’ai choisi de venir à la Maison des Grands-Parents, à la suggestion d’une amie avec qui j’avais travaillé et qui demeurait dans le quartier.

J’avoue que j’étais un peu inquiète la première fois que je suis entrée. Je ne connaissais pas du tout, car je ne suis pas du quartier. Je suis donc venue rencontrer Clémence.

Le premier contact (qui est souvent décisif) fut des plus agréables. J’ai bénéficié d’un bel accueil et je me suis très vite sentie à l’aise.

Tranquillement et avec le temps, je me suis intégrée, malgré le fait que l’activité à laquelle je m’adonne se tient à l’extérieur de la Maison, dans un service de garde en milieu familial du quartier.

— Ginette Lapierre

Je pourrais certainement remplir de nombreuses pages pour raconter mon premier trimestre à l’aide aux devoirs à la MGPV. Qu’il me suffise de dire que j’ai d’abord été touchée par la qualité de l’accueil et l’ambiance simple et chaleureuse qui règne à la Maison. Je suis reconnaissante à Francine, Estelle et toutes et tous les camarades-collègues de cette activité qui offre plus que l’aide aux devoirs et la collation, mais un moment d’humanité dans ce qui ressemble à une belle grande famille réunie. Les anniversaires des enfants sont soulignés à la MGPV. C’est quand même formidable. Pour moi, ce qui est une douloureuse période de deuil a été illuminée et adoucie grâce à cette merveilleuse Maison. mille fois merci.

— Micheline Dionne

J’ai beaucoup aimé la grandeur et l’allure de cette maison, répartie sur trois étages, avec la cuisine ensoleillée et le petit jardin sur le balcon. Cela me rappelait un peu la maison de mes grands-parents maternels de 17 pièces et nos fêtes du jour de l’An, où toute la parenté réunie, environ une quarantaine de personnes, devait souvent y passer la nuit, étant donné les tempêtes de neige qui, à l’époque, étaient plus intenses et nous empêchaient de reprendre la route vers les petites heures du matin.

L’odeur de la Maison des Grands-Parents avec la friperie, les devoirs avec les enfants ; chacun dans sa petite pièce, les couloirs, l’escalier, le local d’informatique et du tricot, le
sous-sol pour les rencontres plus sociales entre bénévoles et les anniversaires ; ce charme des grandes maisons à trois étages qui me rappellent mon enfance à la campagne ; je pense que c’est ce qui a surtout imprégné mon imaginaire à mon arrivée ici, il y a deux ans et demi.

— Solange Lessard

Je m’appelle Aurora Cocirlan, je suis à la retraite et bénévole à la Maison des Grands-Parents à l’aide aux devoirs, depuis novembre 2015.

J’aime beaucoup m’occuper des enfants, notamment de la jolie Olivia, avec laquelle je travaille depuis.

Auparavant, j’ai donné un coup de main pour élever mes deux petits-enfants, Carol, 19 ans et Christa, 14 ans. Ils sont devenus des ados responsables et matures et ils ont moins besoin de ma présence.

Maintenant, j’ai plus de temps disponible et la Maison des Grands-Parents m’a donné la chance de continuer des activités qui me passionnent et qui me tiennent à cœur.

Ici, j’ai trouvé un environnement idéal et des personnes chaleureuses, charitables et généreuses avec qui je peux partager ma passion pour l’éducation et l’amour pour les enfants.

Merci beaucoup et longue vie à cette maison spéciale.

— Aurora Cocirlan

Coin du souvenir

Les Grands Cimeterres sous la Lune

Mais le vert paradis des amours enfantines,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs
Est-il plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Charles Baudelaire

Dans le Villeray de l’après-guerre, beaucoup connurent des années de froid, de privations, de pénuries et de petites misères ! Mais à 10 ou 12 ans, on ne ressent ni le froid ni la misère ! En ce temps-là, s’étendait de Jarry à Crémazie et de Saint-Laurent à la voie ferrée du CN une vaste plaine à l’abandon, avec en son milieu un mystérieux étang marécageux, des ruines de bâtiments disparus et une haute et énigmatique cheminée solitaire : royaume merveilleux, terrain de jeux fabuleux pour tous les jeunes Ayacks* du voisinage !

L’hiver, les soirs de pleine lune, des ombres fantastiques s’allongeaient et dansaient sur l’étang gelé et sur les ondulations d’une croute scintillante de neige durcie au gré de nos combats épiques à coup de sabres de bois et de bâtons de hockey décapités et rafistolés ! Mais, souvent, une voix lointaine et menaçante, venue du fond de la rue Clark, résonnait dans le crépuscule basculant vers la nuit !

– ANDRÉ !AMÈNES-TOÉ ! VIENS SOUPER ! ENWOYE À MAISON !
– André ! Ton père t’appelle !
– J’le sais ! Chu pas sourd ! Mais comment qu’a s’appelle, déjà, mon épée ?  
– Un cimeterre !
– Et ton épée ?
– Durandal !
– Et notre bataille ?
– Roncevaux !
– Et qui a gagné la vraie bataille ?
– Les méchants avec leurs cimeterres !

Cependant, à nouveau, la tonitruante voix paternelle résonna dans la nuit venue :

– ANDRÉ TRUDEAU ! **ES-TU SOURD ? ATTENDS-TU QUE J'AILLE TE CHERCHER ?
– Bon ! Faut que j’y aille ! Mais, tu sais, la photo que ma sœur, Ange-Aimée, t’a donnée ? A veut la ravoir ! Est plus ta blonde qu’a dit !
– Donné, c’est donné ! J’la garde !

Aujourd’hui, Villeray a bien changé et le vert (ou blanc) paradis de mon enfance est bien plus loin que l’Inde ou que la Chine !

— Yves Bernard

¨ Voir La bande des Ayacks, de J.-L. Foncine, collection Signe de piste, édition Alsatia

¨ ** André Trudeau se noiera dans l’étang mystérieux quelques années plus tard à 13 ou 14 ans

Poésie

La vie est une broderie au fil de diverses couleurs
Que l’aiguille du temps marie avec les joies avec les pleurs

Chaque âge apporte une aiguillée à la main qui sait l’employer

Quand on est femme de vaillance l’on veut donner l’exemple en tout
Il faut travailler sans défaillance se montrer brave jusqu’au bout

À vingt ans à la fleur de l’âge au sein des rêves enchanteurs
Se brode en or le fier courage sur l’argent les nobles ardeurs

Le passage attachant ne se lie pas deux fois
Le livre de la vie est le livre suprême
Qu’on ne peut ni fermer ni ouvrir à son choix

Chacun de broder sa vie avec le fil qui lui convient
La plus parfaite broderie au meilleur fileur appartient

Poème que ma mère nous récitait à l’occasion
Louise Surprenant

Préparez vos crayons !

Nous préparons un numéro spécial de votre bulletin « Mémoire collective ». Ce numéro du printemps 2018 soulignera la fin d’une année de festivités à la MGPV.

Nous faisons appel à vous pour nous faire parvenir vos textes, quelques mots, quelques phrases ou quelques paragraphes pour nous dire votre première fois à la MGPV. Qui vous a amené ici ? Qui vous a fait connaître cette maison ? Qu’est-ce que la maison vous a apporté ? Que souhaitez-vous pour les prochaines années ?

Pourquoi on vous demande d’écrire ? parce que nos bénévoles sont utiles et essentiels à la MGPV.

Sortez votre Gabrielle Roy intérieur et racontez-nous ce chapitre de votre vie.

Nous attendons vos écrits impatiemment et le plus vite possible ! Vaut mieux tôt que tard !

Vous les remettez à Jocelyne au secrétariat, par courriel ou en mains propres.

— Claire Provost

À noter à votre agenda
Une nouveauté

Le samedi 2 décembre aura lieu un marché de Noël, de 10 h à 16 h. En plus de beaux articles confectionnés par les bénévoles de l’artisanat, des surprises attendront nos visiteurs. D’autres informations suivront...