La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Hiver 2018

Quand nous écrivons Maison avec un M majuscule, nous vous parlons de l’organisme, de sa mission, de ses actions. Quand nous écrivons maison avec un m minuscule, nous vous parlons du bâtiment qui nous abrite et dont nous sommes propriétaire (avec hypothèque !). Permettez-moi de vous parler de la Maison/maison qui même si elle rayonne d’amour et de chaleur humaine quand elle est une Maison a un grand besoin d’amour quand elle est maison.

En novembre, quatre portes et fenêtres ont pu être changées. C’est à la fois un début et une urgence ! Espérons que ce début fera une différence sur la chaleur interne et la facture de chauffage ! Sur une note plus positive, quelle chance nous avons d’être logés dans nos propres locaux ! Bon hiver ! Je vous souhaite, avec chaleur, de joyeuses fêtes !

— Francine Goyette, directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Nous publions des textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Nous vous invitons à soumettre vos textes. Le comité du bulletin vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La prochaine date de tombée pour le prochain bulletin est le 25 janvier 2019.

Comité des responsables

Si je vous dis « Noël » quel mot vous vient spontanément en tête ?

Le comité des responsables s’est gentiment prêté à ce petit jeu et voici le résultat :

Véronique:

Yves:

Claire:

Monique:

Johanne :

Colette :

Philippe :

Francine :

Sophie :

Louise :

Anne-Marie :

Danielle :

gentillesse

commercial

partage

enfant

blanc

repas

Léon (palindrome)

boule

joie

souvenir

cadeau

bonheur

En hommage à Philippe Trolliet et son formidable atelier d’écriture, je vous ai composé un petit conte de Noël à partir de ces mots.

— Danielle Paquin

 

Notre bulletin interne existe depuis 13 ans. Au fil du temps, il a changé de nom, de look, de format. La prochaine parution vous offrira une nouvelle mouture. Surveillez-la !

Place aux nouvelles

Des grands-mamans et des couffins

Il est 13 heures, les pièces d’accueil des bébés sont prêtes. Un tapis a été déroulé, les transats sont vérifiés, les lits débarrassés, les jouets sortis du placard.

Monique et France ont participé à la journée de l’allaitement, elles ont conquis les mères en leur parlant de la qualité des sujets et de l’importance du café-rencontre.

Les mamans arrivent un peu craintives, un bébé serré dans la poche kangourou. Parfois un autre petit accroché à la jupe, ils ont de 2 mois à 4 ans.

L’accueil chaleureux dans les deux pièces, la gentillesse des grands-mamans qui tendent les bras pour prendre le bébé. La confiance est instantanée. Dès la première larme, on leur ramènera leur bébé.

Souvent bébé est séparé de sa mère pour la première fois, et c’est un peu de répit pour la maman.

Les grands-mamans vont cajoler, faire sourire, jouer, chanter. Il y a des grands-mamans qui se spécialisent auprès des tout-petits, et celles qui jouent sur le tapis, et celles qui changent les couches, et celles qui dessinent, enfin celles qui racontent des histoires.

Les prénoms, il y en a de nouveaux, d’anciens, tous sont jolis. Sasha, Éveline, Simone, Madeleine, Clara, Yasmine, Eliane, Yhéotime. Matéo, Isaia, Ickare, Margot, Mila, Hivia, Eloy, Biel, Louise, Noah, Fleur, Mina.

La rencontre dure deux heures. Je suis ravie d’être une de ces grands-mamans.

— Véronique Dorison

Il était une fois...

Treize conteuses  et – un conteur – ont participé à deux formations très intéressantes les 2 et 9 octobre dernier à la Maison des Grands Parents. Marie Élaine Beaudry, des Animations Clin d’œil, nous a stimulées à découvrir notre couleur comme conteuse. Sommes-nous visuelle, auditive ou kinesthésiste ? Quels sont nos coups de cœur pour les histoires ? Que voulons-nous transmettre aux enfants ? Désirons-nous être costumées ?...

Compte tenu de leur âge, Marie Élaine nous a également fourni des listes de collections de livres et des outils d’animation efficaces pour capter l’attention des petits et maintenir leur intérêt tout en s’adressant à leurs cinq sens : accessoires, échanges, instruments sonores, jeux, danses et chansons…

Comme une image vaut mille mots, une démonstration d’un récit de conte a complété cette formation. Les témoignages des conteuses expérimentées et l’échange de leurs trucs ont renseigné les novices. Ce que les enfants perçoivent avant tout, ce sont la sincérité de la conteuse et son plaisir de raconter.

Peut-être que l’heure du conte commencera encore par :

« Il était une fois … », mais elle ne sera plus la même, ni pour les conteuses ni pour les tout-petits.

— Diane Groulx
Conteuse en herbe

Journée des aînés

Vendredi 5 octobre 2018, la Concertation des aînés (C-LAVI) a organisé, dans le quartier, un grand événement afin de souligner la Journée internationale des aînés (ONU). Des kiosques d’information, un repas délicieux, des tirages ! jusque-là, rien de si original ! Accueillant, inclusif, mais pas original !

Le petit plus est venu avec le lien qui s’est fait avec le Forum social Villeray. Faire parler les aînés de leur quartier, de ses forces, des améliorations qui pourraient y être faites mais aussi de sa beauté ! Les faire rêver sur leur quartier dans cinq ans ! Après tout, ne sont-ils pas les bonnes personnes à consulter. Ils y vivent depuis 10, 20, 30, 40, 50 et 60 ans !

J’ai adoré questionner les 15 personnes de l’atelier que j’ai animé. J’en suis venue à aimer davantage ce quartier et à vouloir encore plus travailler pour sa population et pour l’amélioration de la qualité de vie de tous.

Un grand merci aux membres de C-LAVI, du Forum social et aux participants pour le cœur qu’ils ont mis dans cette consultation publique.

— Francine Goyette

Format famille

Le mercredi 17 octobre, l’une des capsules de l’émission de Télé-Québec, Format famille, portait sur l’aide aux devoirs et une partie en fut filmée le printemps dernier à la Maison. Si vous le voulez voir, en voici le lien :

http://formatfamilial.telequebec.tv/emissions/81/visite-d-une-maison-de-naissances/666/l-aide-aux-devoirs#

— Philippe Trolliet

Centre des Aînés de Villeray

Marie-Julie Dalpé, coordonnatrice du service alimentaire au Centre des Aînés de Villeray, vient de terminer à la Maison une série de quatre ateliers dont l’objectif, par la cuisine, était de briser la solitude des aînés. Au menu, des recettes traditionnelles, mais aussi des plats plus novateurs tels qu’une mousse au chocolat à base de pois chiches. À en croire les six participants de l’atelier, il ne faut pas être rebuté par cette recette végane. Il peut être inusité de monter une mousse avec de l’eau de pois chiches en conserve, mais le résultat est excellent ! D’ailleurs, ce sont les participants qui choisissaient, de semaine en semaine, les recettes à cuisiner. Vous auriez aimé participer au projet ? Bonne nouvelle, celui-ci qui se rend dans divers lieux communautaires du quartier est appelé à revenir à la MGPV vers le mois de mars 2019.

Pour plus d’information, contactez Marie-Julie Dalpé au 514 277-7574.

Mot de Georgie, participante : « Merci pour cette belle activité surtout avec un groupe aussi agréable. En plus, c’est instructif et divertissant. »

— Sophie Dargy

Contes en peinture

Il était une fois une vache nommée Marguerite…

C’est le début de l’histoire que Thérèse André a fait apparaître de manière magique lors du brunch du dimanche 28 octobre dernier. Neuf familles, incluant 15 enfants ainsi que 13 aînés, ont pu profiter de ce moment enchanteur entre l’art conté et l’art peint.

Thérèse, artiste peintre, a développé ce concept pour son plaisir et celui des enfants. Les adultes ne boudent toutefois pas leur joie. Née au Festival international du conte, en 2007, Marguerite et Thérèse charment les spectateurs. Voilà une vache qui apporte à tous un message d’inclusion et d’acceptation de l’autre. Elle est différente, mais sa différence peut, et est, finalement perçue comme positive.

Thérèse nous a comblés avec deux autres contes en peinture. Rappelons que cette rencontre conviviale portait sur l’importance de faire la lecture aux enfants. Ceux qui étaient présents sont aussi repartis avec des livres en cadeau !

— Francine Goyette

Se r'virer sur un 10 cennes !

Lundi, 29 octobre, 9 h, il règne une certaine fébrilité dans le salon de la maison, mais aussi une grande joie. Bientôt, dix enfants et leurs enseignantes, de l’école Charles-Bruneau, passeront la porte. Ils n’étaient pas avec nous au cours de la dernière année scolaire. Qu’est-ce qu’ils sont attendus !!!

L’accueil est chaleureux. Les enseignantes souriantes. Les enfants et les aînés enchantés. On fait les présentations et on descend pour entamer un bricolage halloweenesque !

Et.... c’est là que les difficultés ont démarré... un bris de conduite de gaz dans un chantier de voirie à quelques rues de la MGPV a entraîné une coupure d’électricité qui devrait être rétablie vers 13 h 30 !

En attendant, les enfants doivent manger avant de retourner à l’école et ils devaient le faire au sous-sol, car nous avions besoin rapidement de la cuisine pour le café-rencontre de l’après-midi. La cuisinière venait de terminer la préparation du repas, mais où les servir ? La salle d’artisanat fut rapidement convertie. En quelques minutes, est apparue une salle à manger accueillante pour 19 personnes.

Tous assis, le repas fut dégusté dans le plaisir et les conversations. Les convives ont ensuite pu remercier la cuisinière avant de reprendre, pour les enfants, le chemin de l’école.

Vite ! Il faut tout ramasser ! Cet après-midi-là, le café-rencontre, sans café, a reçu 21 mamans et un paquet de petits dont se sont occupées des grands-mamans souriantes. Le tout... sans électricité jusqu’à 17 h ! Je suis vraiment fière de l’équipe de la MGPV qui peut se retourner sur un dix sous !

— Francine Goyette

Collectif Villeray sans faim

Le 14 novembre dernier, la Table de concertation en sécurité alimentaire de Villeray changeait de nom. Le Collectif Villeray sans faim est né ! Nouveau logo, nouvelle manière d’adresser la problématique de la faim que vivent bon nombre de nos concitoyens. La mission du collectif est de rassembler les organisations ou les personnes préoccupées par les enjeux liés à l’alimentation. Le collectif porte la vision d’un quartier où l’on favorise l’accès à des aliments frais de qualité à un prix abordable. La sécurité alimentaire est assurée en terme de nourriture, de moyens pour l’acquérir et de savoir-faire pour l’apprêter.

Le collectif est composé de 12 membres, la Maison de quartier Villeray, le Patro Le Prevost, la Corporation de développement communautaire Solidarités Villeray, le Centre des Aînés de Villeray, la Pastorale sociale Villeray, Motivation-Jeunesse 16-18, l’arrondissement Villeray–St-Michel–Parc-Extension, le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, le Centre Lajeunesse, l’Éco-quartier Villeray, le bureau du député de Laurier-Dorion et nous. Ensemble, ces organisations supportent plusieurs initiatives autour de l’alimentation : le Comptoir alimentaire, l’épicerie économique, le Magasin-Partage de Noël ainsi que le Magasin-Partage de la rentrée scolaire.

Le collectif se finance grâce à des activités telles que le Show de la faim qui aura lieu le vendredi 10 mai 2019. Un spectacle extraordinaire à mettre à votre agenda et dans votre liste « to do » 2019.

— Francine Goyette

Marché de Noël 2018

En ce premier jour de décembre, le rez-de-chaussée de la MGPV s’est transformé en prolifique Marché de Noël. Une bénévole a cordialement accueilli une centaine de visiteurs du quartier, de parents et d’amis, sans compter les tout-petits. Un épicé verre de jus de pomme chaud à la main, tous déambulaient d’une table à l’autre. L’une chargée de tricots de toutes sortes, pour toute la famille : pantoufles, mitaines, bas, foulards, châles, patiemment réalisés par les tricoteuses de l’artisanat au cours de l’année. L’autre présentait poupées, courtepointes, couvertures, sous-plats dans des coloris pour tous les goûts.

L’arbre de Noël, trônant au centre de la pièce, attirait le regard des petits et des grands avec ses décorations originales : mini-bas de Noël, père Noël de tout format, flocons de neige stylisés, fleurs en feutrine… À sa droite, un étalage de magnifiques cartes de souhaits réalisées à la main par une bénévole créatrice menait vers le coin des gourmandises.  La seule difficulté était de choisir entre le sucre à la crème, différents biscuits tous plus alléchants les uns que les autres et même des mini-gaufres et un gâteau aux zucchinis, dattes et noix. Tous joliment présentés dans des emballages attrayants qui en faisaient saliver plus d’un. De l’autre côté de la cloison, la friperie semblait regorger de plus d’articles qu’habituellement, de sorte que les bénévoles ont eu fort à faire, toute la journée, pour répondre à la demande.

C’est dans la joie et la cordialité que s’est déroulé ce deuxième Marché de Noël. Grâce à l’implication d’une multitude de bénévoles, il y aura un peu de la MGPV sous le sapin de plusieurs foyers. Merci à tous d’avoir fait de cette journée une réussite. Et… à l’an prochain ?

— Diane Groulx

Les ateliers créatifs des mamans, bébés et grands-parents de Villeray...

ont créé de jolies cartes pour vous souhaiter leurs meilleurs vœux !

C’était un jeudi de la mi-novembre. Ce matin-là, elles étaient trois, et, à la table, il n’y avait qu’un seul grand-parent. Et les mamans dessinaient pendant que les petiots étaient bercés par les grands-mamans. Le thème, ce matin-là, c’était, Noël et jour de l’An obligent, faire des cartes de vœux. Le prochain, ce sont des décorations pour l’arbre de Noël. Ces deux heures sont heures de bonheur !

— Philippe Trolliet

Souper de Noël à la maison

Tradition oblige ! Tout le monde sur son 36 !

La MGPV réunit ses bénévoles pour le traditionnel repas de Noël, même date, même endroit : 5 décembre à la Goélette. On ne change pas une combinaison gagnante !

Les nombreux invités ont répondu à l’invitation et se sont retrouvés à la fête, l’ambiance était joyeuse à souhait. Les tablées étaient rieuses et disparates, ce qui en faisait tout le charme. Les places étaient reparties au hasard, par tirage. Que de rencontres charmantes et inusitées ! Des bénévoles œuvrant dans des domaines bien différents apprenaient à mieux se connaître.

Partager un bon repas avec des gens inspirants, que demander de mieux pour entamer la saison des fêtes ? L’animation par Francine fut, comme toujours, vive, pétillante, amusante et les tirages, bien appréciés par tous.

Pour certains, c’était, peut-être, leur seule grande réunion pour les fêtes ; pour d’autres, le début d’un marathon de festivités. Qu’importe le nombre de réceptions, le souper de la MGPV était une grande réussite à tous points de vue.

Je me permets de faire un vœu, en cette fin d’année : « que l’année qui commence nous permette d’être un de plus, mais jamais un de moins.* »

— Claire Provost

* souhait provençal

Noël en chantant !

Voici une nouvelle saison pour la chorale. Nous affichons complet, 28 adultes et 3 jeunes du primaire.

Une fois encore, Gérard, notre chef de pupitre, nous concocte un programme qui sait plaire. Depuis septembre, nous travaillons très fort pour les concerts que nous offrons. Il y a eu celui du 6 décembre à l’école Victor-Doré, grand succès, car nos jeunes auditeurs sont remplis de joie. Souvent ceux qui le peuvent chantent avec nous ou se trémoussent.

Puis il y a eu ce fameux concert le 15 décembre à l'église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus devant parents et amis.

Quelle prestation ! Quand les jeunes font leur solo ! Quand nous avons demandé à la foule de se joindre à nous !

Somme toute, cette chorale nous procure l’occasion de réunir jeunes et moins jeunes dans une activité qui nous rapproche. Nous abolissons la barrière de l’âge quand nous sommes ensemble !

Quelle belle façon de chanter l’hiver ! Bonne année à tous !

« Mon pays ce n’est pas un pays c’est l'hiver. »

— Colette Gosselin

Magasin-Partage de Noël

Quand chacun lira ces lignes, la tempête sera passée. Oui tempête, car l’organisation et la réalisation du Magasin-Partage de Noël exigent une énergie folle et la collaboration de plusieurs organisations du quartier à partir de septembre. C’est un travail d’équipe et un grand défi pour chacun.

Cette année, 535 ménages, plus de 1200 individus, ont été desservis dans Villeray. Comme nous aimerions que la faim n’existe pas ! Comme nous aimerions que personne n’ait besoin du Magasin-Partage de Noël ou de celui de la rentrée scolaire !

Un grand merci à nos bénévoles qui, comme d’habitude, sont présents dans cette action collective.

— Francine Goyette

La légende de Saint-Nicolas

Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs.
Tant sont allés tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus.
S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?

Cela se passe dans ce coin du monde qui, aujourd’hui, se nomme la Turquie. La ville de Myre avait perdu son évêque, et les fidèles avaient décidé que le premier homme qui entrerait dans l’église lui succéderait. On raconte que Dieu guida les pas de Nicolas vers le siège épiscopal, où on lui remit le vêtement et les insignes. Nicolas est un homme bon, généreux, et un grand nombre de miracles lui furent attribués. De ramener à la vie les trois petits enfants est peut-être le plus connu, mais il délivra un enfant de l’esclavage, en sauva un autre du feu, ressuscita le fils d’un paysan, sauva des marins du naufrage, offrit sans se faire voir trois bourses d’or dans une famille si pauvre que sans elles les trois filles n’auraient jamais pu se marier… et bien d’autres encore ! Nicolas est ainsi devenu le saint patron de la Grèce, de la Russie et de la Lorraine. Il est le protecteur des enfants et le patron des écoliers. Mais aussi celui des pompiers, des marins, des pharmaciens, des forgerons, des avocats, des voyageurs… et peut-être d’autres encore !

— Philippe Trolliet

Coin du souvenir

Le Pays perdu ou Le Bain de minuit

C’est un pays perdu, on n’y arrive qu’en s’garant.
Pierre Jourde, Le Pays perdu

– Regardez sur cette carte d’état-major, dit mon frère aîné, 13 ans, un beau jour d’été de 1950 : on peut se rendre de Brébeuf* en Vendée, à pied, en marchant en ligne droite à travers cette région inhabitée de forêts et de lacs ! On serait revenu pour le souper ! Ni vu ni connu !

… Ainsi, mon frère aîné, mon frère jumeau, un copain et moi, avec un sandwich aux tomates dégoulinant dans une musette, une gourde et un couteau scout à la ceinture, partîmes de grand matin à l’aventure vers ce pays perdu ! Après nous être empêtrés dans un interminable marécage et un champ de framboisiers sauvages, nous débouchâmes sur une vague clairière au milieu de nulle part où une cabane en ruine semblait abandonnée. Quand, soudain, en jaillit un énergumène, hirsute, l’œil brillant, qui, avec de grands moulinets de ses maigres bras nous fit signe d’approcher. Méfiants, nous nous regardâmes sans bouger, lorsqu’il cria :

– Allez-vous-en ! Allez-vous-en ! Ne revenez jamais icitte ! C’est dangereux !
– C’est un fou, dit mon frère aîné, sauvons-nous !

Nous nous mîmes à courir au hasard, puis à marcher en tournant en rond. À la noirceur, nous aboutîmes sur une étroite route inconnue, sablonneuse, bordée de conifères à perte de vue. Nous ne savions trop quelle direction prendre quand apparût à l’horizon une petite voiture dans un nuage de poussière ! Le conducteur, qui nous avait déjà pris sur le pouce, nous reconnut, s’arrêta et dit :

– Qu’est-ce que vous faites ici, si tard le soir, dans ce coin perdu ? Montez ! Je vous ramène chez vous ! Vos parents doivent être morts d’inquiétude !
– Où étiez-vous passés ? s’écrièrent nos parents respectifs en nous voyant arriver, affamés, couverts d’égratignures, de boue et de poussière ! On était morts d’inquiétude !
– On s’est perdu !
– On s’est enlisé dans un marécage !
– On a traversé une forêt qui ne finissait pas !
– On a été attaqué par un fou furieux !

Nos parlions tous en même temps !

– Eh bien ! dit le père de notre copain, en souriant. Ce fut une journée bien remplie ! Vous ne l’oublierez pas de sitôt ! Un jour, peut-être, vous la conterez à vos enfants et à vos petits-enfants ! En attendant, venez vous laver à la rivière, ce sera votre premier bain de minuit !

— Yves Bernard

* Petit village des Laurentides, sur la rivière Rouge, où mes parents louaient un chalet pour les grandes vacances d’été.

Une poupée encombrante

Croyez-vous que les grands frères peuvent aider leur petite sœur ? Moi, je pense que oui et j’ai une histoire à vous raconter à ce sujet.

À l’école primaire, la maîtresse nous avait dit : « Amenez un bébé poupée, on va faire comme si on les baptisait. »

À cette époque, vous vous rappelez, la religion était très présente dans nos vies et dans nos écoles.

J’avais six ans et j’étais une enfant assez timide et craintive. J’ai apporté de la maison ma plus grosse poupée pour les baptêmes. Hélas, je m’étais trompée de jour. J’étais dans la cour de récréation avec cette grosse poupée encombrante dans les bras, tellement malheureuse. Pierre, mon frère, avait alors 10 ans. Me voyant si embarrassée, il a pris ma poupée par les pattes et a couru jusqu’à la maison pour la rapporter.

Merci Pierrot, tu étais un grand frère en or !

— Danielle Paquin

Petit futé !

Mon amie recevait parents et amis, le matin de Noël. Elle avait promis aux 14 enfants invités que le père Noël viendrait leur porter leurs cadeaux. Au dernier moment, le voisin devant jouer ce rôle se désiste. Venant seule à ce brunch et adorant les enfants, je propose spontanément d’incarner le patriarche.

Soulagée, mon amie et moi convenons de mon entrée en catimini par le garage pour me préparer. Je prends alors soin d’enlever maquillage et bijoux avant d’enfiler costume, barbe, sourcils et mes grosses bottes de randonnée. Au moment convenu je sonne à la porte d’entrée. L’excitation est à son comble et c’est sans anicroche que se déroula la remise des cadeaux. Aucun petit n’avait semblé me reconnaître, même pas mon filleul !

Je m’éloignais dans la rue, saluant les enfants regroupés dans la fenêtre. Du haut de ses quatre ans, mon filleul se retourna et dit à son père : « Tu diras à ma tante Diane que le père Noël a le même parfum qu’elle. »

— Diane Groulx, alias père Noël 2001

À noter à votre agenda

Horaire des fêtes

Pour la période des fêtes, la Maison sera fermée du 22 décembre 2018 au 6 janvier 2019.

Nous serons de retour le lundi 7 janvier.

 

Prochains brunchs du dimanche

Le 27 janvier, Contes traditionnels
Le 17 mars, Fées, lutins et gnomes au pays des livres

Veuillez confirmer votre présence avant le jeudi précédant l’activité.

Horaire des brunchs : 
11 h à 12 h Brunch  /  12 h à 13 h Animation

Activités gratuites.

Bienvenue à toutes les générations !


Être membre de la MGP... pourquoi ?

… parce que l’ensemble des participants aux activités de la MGPV forme un groupe hétérogène. Il n’est pas obligatoire d’être membre pour faire du bénévolat à la Maison, mais si vous vous privez de le faire, vous ratez une belle occasion : celle de vous sentir une composante à part entière de cette Maison et de pouvoir dire Notre Maison !

Être membre d’un parti politique veut dire : « Je crois en vous », ensemble, nous ferons de grandes réalisations, nous avons un idéal commun. Avoir, par exemple, sa carte de membre au Musée des beaux-arts signifie que j’aime l’art et les expositions de notre musée, détenir sa carte permet d’avoir le privilège de se sentir ami de cette confrérie.

Être membre de la MGP (le nombre de membres est important puisqu’il est considéré lors de l’octroi de subventions) veut dire : « Je crois en cette Maison, je veux faire partie de cette famille que nous espérons toujours voir grandir .»

— Claire Provost