La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
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Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

novembre - décembre 2012

Le billet
Fin d’une année festive
Bien que l’équipe de La Maison des Grands-Parents de Villeray a été très occupée en 2012 à l’organisation d’évènements pour souligner notre 20e anniversaire de fondation, plusieurs activités intergénérationnelles ont été réalisées grâce à plus d’une soixantaine de bénévoles bien engagés dans leur communauté. Aussi, je termine cette année avec de bons souvenirs de moments riches en reconnaissance et en partage d’expériences inspirantes pour les prochaines années.

La réputation de la MGPV n’est plus à faire, mais nous devons garder le cap sur nos objectifs et nous assurer d’avoir les ressources nécessaires pour poursuivre notre mission. Dans cet ordre d’idée, il est intéressant de voir comment l’équipe de bénévoles accueille les nouvelles personnes qui désirent elles aussi faire une différence dans leur communauté. L’accueil chaleureux et l’ouverture favorisent une bonne intégration de ces nouveaux bénévoles qui arrivent avec un bagage d’expériences et un parcours de vie très varié. C’est dans un esprit d’entraide que les aînés comme les plus jeunes créent des relations intergénérationnelles significatives favorables au développement de belles solidarités.

Enfin, à la fin d’une année bien remplie et avec un rythme de vie souvent en mode accéléré, la période des fêtes est l’occasion d’organiser de belles rencontres en famille et entre amis. C’est le plus beau cadeau que l’on peut s’offrir. Autour d’un bon repas, partager des moments de plaisirs, d’amitié et d’amour.

Pouvons-nous espérer que cette période des fêtes, où l’on partage des vœux de paix, de bonheur, d’amour se perpétue dans chacune de nos vies et contribue à une meilleure société ?

Je vous souhaite donc de passer un merveilleux temps des fêtes et de remplir à profusion vos cœurs d’amour à partager.

— Clémence Racine

Image de plumes et encrier
À vos plumes !
Afin d’enrichir notre bulletin, nous vous invitons à nous proposer des textes, notamment sous les rubriques suivantes :

Un brin de poésie
La poésie adoucit les cœurs et procure un mieux-être. Si vous désirez apporter votre contribution, nous vous invitons à nous proposer vos poésies ou celles d’auteurs connus.
Place aux bénévoles
Cette nouvelle rubrique s’adresse aux bénévoles qui désirent écrire un texte témoignant des actions et des relations intergénérationnelles au cœur de La Maison des Grands-Parents de Villeray. L’invitation est lancée à tous les bénévoles.
Le coin du souvenir
Vous aimeriez partager un souvenir de votre enfance ou de votre jeunesse ? Écrivez-nous un texte correspondant à une page du bulletin. Les plus jeunes générations ont plaisir à découvrir l’histoire des aînés.
Place aux jeunes générations
Cette rubrique a pour objectif de permettre aux jeunes générations de s’exprimer sur différents sujets soit de façon autonome ou à travers des projets scolaires ou communautaires. Les aînés désirent connaître des jeunes leurs valeurs, leurs opinions et leurs intérêts.
Témoignage
Il est toujours intéressant et enrichissant de lire des témoignages soit de membres, de participants ou de collaborateurs qui nous expriment leur appréciation d’une activité ou d’une action, qui les a particulièrement touchés ici à La Maison des Grands-Parents de Villeray.

Nous attendons vos textes avec grand intérêt, alors n'hésitez pas à remplir le formulaire « À vos plumes! ». La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le 1er février 2013.

Les nouvelles MGPV
Le Théâtre de l’Œil
Le Théâtre de l’Œil est un endroit où des marionnettes naissent et s’épanouissent en spectacle. Les 39 ans de ce théâtre, dirigé par M. Laliberté, le directeur, sont soulignés par la sortie de leur nouvelle pièce « Le corbeau ». Une pièce de théâtre inspirée d’un conte amérindien qui nous parle d’une fille, Nukum, à trois périodes de sa vie. Afin de promouvoir la pièce, le Théâtre de l’Œil, avec la collaboration de la Maison de la culture, nous proposa un beau projet intergénérationnel qui se déroula en trois rencontres. Pour cela, nous avons réuni 12 aînés de La Maison des Grands-Parents de Villeray et 12 élèves de l’école primaire Hélène-Boullé.

La première rencontre se passa à la Maison. André Laliberté nous présenta la compagnie de théâtre, la pièce qui serait jouée, les dessins du story-board, et submergea les enfants de questions auxquelles ils répondaient avec ferveur et joie. La deuxième rencontre eut lieu au Patro Le Prevost où la troupe fignolait les derniers préparatifs. Lors de cette rencontre, le monde des marionnettes se dévoilait à nos yeux, les jeunes sont allés sur scène voir les figurines et les coulisses. Une semaine plus tard, les aînés et les jeunes sont allés assister à la première du « Corbeau », à la Maison Théâtre. Malgré plusieurs absences chez les jeunes, les présents ont beaucoup ri et apprécié la pièce. Ce fut une belle découverte et une belle expérience, aussi bien pour les aînés que pour les enfants.

— Juliette Bellenger

Atelier de communication interculturelle
Dans une ambiance très conviviale, Danielle Paquin et moi avons animé un atelier de communication interculturelle offert aux bénévoles. Cet atelier visait à apprendre à mieux se connaître, à vérifier la justesse de nos propres perceptions envers les autres. Ne pas tenir pour acquis que l’accent, la couleur de la peau ou la religion supposent des valeurs ou des comportements différents des nôtres.

Ensemble, à travers de petits jeux et de tests, nous avons essayé d’identifier des stéréotypes, des jugements rapides. Nous avons partagé des réflexions, émotions, frustrations et plaisirs.

Nous remercions Shanie, responsable du projet Rapprochement interculturel de Villeray (RIV), qui nous a initiées, Danielle et moi, à la communication interculturelle et accompagnées pour cet atelier.

— Véronique Dorison

Brunch intergénérationnel
Au dernier brunch, nous avons accueilli une femme de plus de
80 ans, Marguerite Bilodeau, fortement impliquée avec les Mémés déchaînés, mouvement francophone des Raging Grannies. Étonnante découverte ! Personnalité dynamique à donner le tournis ! Énergie rassembleuse ! Une vidéo « Les Super Mémés », qui explique bien leur engagement pour la paix, a été présentée.

Mme Bilodeau écrit des poèmes sur lesquels elle met de la musique. Elle nous a chanté une de ses compositions en s'accompagnant à la guitare. Elle nous a offert un coquelicot blanc commémorant les morts civils des guerres ; et aussi quelques exemplaires autographiés de son livre Journal d’une mémé indignée, Le grand ménage, Éditions Marguerite et Soleil. Il y en aura un à la bibliothèque de La Maison des Grands-Parents de Villeray. Pour plus d'info, voir : www.marguerite bilodeau.ca, une femme qui veut un pays où l’on sème l'amour et l'espoir ! Merci pour ce message stimulant !

— Rolande Spénard

L’heure du conte dans les garderies en milieu familial
Quand on m'a proposé d'aller raconter des histoires à des enfants dans une garderie en milieu familial, j'ai accepté sans hésitation. J'ai emprunté des livres à la bibliothèque de La Maison des Grands-Parents de Villeray et je suis allée en chercher d'autres à la bibliothèque de mon quartier. Je les ai lus et en ai choisis une dizaine qui me plaisaient beaucoup. Je trouvais essentiel d'aimer les histoires que je raconterais aux enfants et selon leurs intérêts, j'aurais un choix diversifié.

Ma première visite était prévue le 30 octobre dernier. Malgré le temps pluvieux de ce matin-là, j'étais tout heureuse d'aller partager de beaux moments avec de jeunes enfants. En entrant dans la garderie, on m'a accueillie avec enthousiasme ; un siège m'attendait, préparé spécialement pour moi. Il y avait de la fébrilité dans l'air ! Je me suis installée et les enfants se sont assis au sol autour de moi. Je me suis présentée et les enfants aussi ; un groupe de six enfants, de 2 à 4 ans, dont un seul garçon. La dame de la garderie s'est assise avec nous et j'ai sorti un premier livre de mon sac. Je racontais, on regardait les images ensemble, je leur posais des questions, je répondais aux leurs et continuais mon histoire. Après 45 minutes, je sentais que les enfants étaient fatigués mais contents. Ce fut un très bel échange. D'ailleurs, j'ai déjà pris un prochain rendez-vous. J'ai vraiment hâte d'y retourner.

— Christianne Lefebvre

Côté bibliothèque
Tout récemment, la bibliothèque a reçu deux grosses briques de deux grands écrivains américains contemporains, deux bouquins traitant du même sujet, de cette Amérique des années soixante et de l’assassinat du président Kennedy. Ce sont Libra, de Don Delillo, et American tabloid, de James Ellroy, le premier, 650 pages, le second, presque 800 ! James Ellroy et Don Delillo sont connus pour leurs romans très sombres, terriblement noirs. Le Dalhia noir, le premier roman d’Ellroy, parle de façon romancée de l’assassinat de sa mère, qui a marqué sa vie et toute son œuvre.

Deux grosses briques pour les amateurs de romans noirs, et ayant de bons yeux, car, étant en format poche, le caractère est petit.

— Philippe Trolliet

Rencontre avec le Théâtre aux Écuries
Julie Vigneault, du Théâtre aux Écuries, a contacté La Maison des Grands-Parents de Villeray pour une demande de collaboration à une démarche de création de l’artiste Karine Sauvé. Celle-ci désirait rencontrer des aînés pour échanger autour de l’idée de vieillir et la façon personnelle des aînés d’envisager la mort. Ci-dessous le texte d’une participante aux deux rencontres.

— Clémence Racine

Le 1er novembre dernier, une dizaine de bénévoles de La Maison des Grands-Parents de Villeray se réunissaient avec Karine Sauvé et Julie Vigneault, du Théâtre aux Écuries, pour discuter de la mort. Entremêlée de rires et de larmes, la rencontre fut très animée, émotive mais sans tristesse. Les participants ont partagé leurs expériences, leurs appréhensions, leurs regrets concernant la mort de leurs proches ou leur propre mort. Le plus grand intérêt venait de la diversité des expériences de chacun. Notre façon d’envisager « l’évènement » diffère beaucoup, différentes origines, cultures, religions, mais pour tous… une même finalité !

Le 13 novembre, la rencontre s’est poursuivie au Théâtre aux Écuries, 7285, rue Chabot ; là, où nous sommes arrivés avec textes et chansons. Nous fûmes accueillis gentiment par Karine, Julie et les autres. Une installation d’objets variés nous attendait et nous surprenait. Discussion autour de lecture de textes de Prévert, Apollinaire, Singer, Hesse, Ferland, Ferré. Que du bonheur et du partage ! Nous nous sommes retrouvés à parler de la mort avec Julie, enceinte, ce qui illustrait bien la beauté de la vie puisque ce n’est jamais fini. C’est le cycle qui recommence sans fin, qu’on appelle la vie… éternelle.

— Claire Provost

Vers une plus grande reconnaissance...
Suite à un travail de représentation auprès du Secrétariat aux aînés par toutes les maisons des grands-parents du Québec, celles-ci reçoivent, depuis avril dernier, un financement du Secrétariat pour leur fonctionnement de base. Cette reconnaissance financière est cruciale pour les maisons, qui, depuis leur création, partagent leur expertise et tissent des liens d’entraide. Pour le Secrétariat aux aînés comme bailleur de fonds, il est important d’élaborer un modèle, un cadre de référence. Qu’est-ce qu’une maison des grands-parents ? Sa mission, ses objectifs, ses activités, et ce, tout en respectant les particularités de chacune.

Pour ce faire, le Secrétariat aux aînés a mandaté l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés afin d’élaborer le cadre de référence qui guidera éventuellement le financement  d’autres maisons des grands-parents. Dans un premier temps, les maisons ont transmis divers documents aux deux chercheuses de l’Institut, puis ces dernières ont visité les diverses maisons et rencontré des membres des conseils d’administration et des bénévoles pour recueillir leurs expériences et leurs visions. Au début novembre, les deux chercheuses et les représentantes du Secrétariat aux aînés rencontraient les représentants des maisons pour leur présenter l’information recueillie. Cela servira à l’élaboration du modèle qui devra présenter ce qui est commun à toutes les maisons et ce qui leur est plus spécifique. Cette rencontre a été très intéressante, non seulement pour bien définir ce qu’est une maison des grands-parents, mais aussi pour davantage faire connaître toute la richesse de ces maisons aux représentantes du Secrétariat aux aînés.

Par ailleurs, dans le cadre de ce financement, divers ateliers s’adressant aux bénévoles sont offerts aux maisons. Pour ce qui est de la Maison de Villeray, une vingtaine de bénévoles ont participé les 17 et 18 octobre dernier à un atelier qui avait pour thème « L’engagement, la responsabilité et l’autonomie, trois atouts pour mieux vivre mon bénévolat à la MGP ».

— Clémence Racine

Cuisine collective pour parents de jeunes enfants
Après plusieurs mois d’arrêt, les ateliers de cuisine collective pour les parents de jeunes enfants reprennent avec le même objectif : permettre aux parents de cuisiner des repas diversifiés et économiques, et ce, sans s’inquiéter pour leurs enfants qui sont à notre halte-garderie. Les ateliers, animés par Suzanne Viau de la Maison de quartier, ont lieu le mercredi, aux deux semaines ; deux ou trois recettes sont préparées au coût d’environ 2 $ par portion. Les parents intéressés sont invités à s’inscrire au 514-383-9108.

— Clémence Racine

Place aux jeunes générations
Mot d’une stagiaire de Petites-Mains
On dit qu’« il est des rencontres qui sont indélébiles », j’ai choisi cette phrase pour commencer, car je n’ai pas trouvé mieux ni plus expressif.

En suivant le programme socioprofessionnel, financé par Service Canada, à Petites-Mains, j’ai toujours eu à cœur de faire l’un de mes trois stages auprès de personnes âgées ; ces personnes à grand cœur, ces personnes aussi sensibles que les bébés et aussi fortes que l’acier, ces personnes qui me font penser à mes chers parents…

Finalement, la chance s’est offerte à moi, et le destin m’a emmenée à une place si belle et si chaleureuse, où se rassemblent de si bonnes personnes tous les jours, pour de très nobles raisons. Cette place est bien « La Maison des Grands-Parents de Villeray ».


Aujourd’hui, je vous dis que les quelques jours, ou plutôt les quelques heures que j’ai passées et partagées avec vous, ont été si importantes et si décisives pour moi que je voudrais bien consacrer mon avenir à aider les autres, et surtout me donner à l’humanité, car il n’y a pas plus important que de dessiner un sourire sur le visage d’une personne.

Je vous remercie énormément.

— Khedidja Habel


Tu ne penses qu’à toi…
Peux-tu vivre sans avoir de remords ?
Et arrêter de te mettre le tort.
Regarde autour de toi.
Il n’y a pas que toi.

Franchement, il y a pire que toi.
C’est parce que tu ne le vois pas.
Tu es centré sur ton nombril.
Et sur ce que toi tu vis.

Tu oublies la vraie réalité.
Et que tout plein de belles choses peuvent arriver.

— Marie-Josée Boucher

Le coin du souvenir
Un Noël hors de l’ordinaire
C’était la fête de Noël. Un Noël préparé par des jeunes, de grands ados de Georges-Vanier, une dizaine. Ils se préparaient dans la grande pièce du sous-sol. Déjà quelques bénévoles étaient là lorsque j’arrivai. Et une jeune fille en longue robe bleue, une couronne dans les cheveux. Tout ou presque était prêt, alors que j’entrai, et, lorsque ce fut terminé, tous remontèrent au salon, attendre les invités.

Peu à peu, les enfants arrivèrent. Annik avec sa maman. Joey et sa maman. Francis, et la maman marchant avec des béquilles. Mélodie, avec le papa, la maman et les deux petites sœurs, Zoé et Florence. Meriem. Oh ! que le salon devenait encombré ! Manteaux, bottes, habits de neige, cela s’empilait sur les sièges, les gamins tout excités couraillaient en tous sens.

Enfin, l’on descendit. Les tables se trouvaient le long des murs, des nappes bariolées recouvraient je ne sais quoi. Les chaises en un immense cercle. Une dernière table avec le repas, crudités, cubes de fromage, carrés de pizza tomate, sandwiches, des assiettes de carton, des gobelets, des bouteilles de jus de fruits et d’eau. On mangea de bon appétit.

C’est alors que les jeunes retirèrent les nappes et ce fut la surprise ! Sur les tables s’amoncelaient jeux et jouets, ici jeux de garçons, là poupées et maisons de poupées, sur une troisième, au centre, jeux de société, puzzles, livres. La fée des étoiles, éblouissante, dans une belle robe bleue et avec une longue baguette magique. Un père Noël à la peau couleur ébène impressionna beaucoup les gamins. Et là, oui, le père Noël se mit pour de vrai à exister ! On tirait le nom d’un enfant, il s’en allait faire son choix. Meriem fut la première et s’en revint, les yeux immenses, brillants, ses bras étendus étreignaient une maison de poupée. Ce fut aussi ce que choisit Annik. Un des garçons revint portant triomphalement un seau plein de robots guerriers. Mélodie, elle, prit un autobus empli de Barbie ! Francis fut long, très long, à faire son choix ! Et puis, il y eut un second tour, et un troisième. Assis à même le sol, les enfants jouaient, les gars avec leurs robots et leurs autos, les filles avec leurs maisons et leurs poupées.

Il fallait faire attention, on ne pouvait poser le pied n’importe où ! Puis il y eut un dernier tour, où cette fois, les mômes avaient à choisir soit un jeu, soit un livre. La maman d’Annik, peu après, me montra une pile de livres d’enfant, « pour moi aussi » me dit-elle, souriante.

Enfin, pour clore la fête, l’on fit un dernier jeu, l’on apporta un paquet fort bien emballé, ficelé et qu’il fallait ouvrir avec de grosses moufles de cuisine. Quarante secondes pour y réussir, pas une de plus ! L’un des jeunes chronométrait sur son téléphone. C’était là, bien sûr, une tâche impossible ; alors l’on passait au voisin. Meriem, après dix ou douze enfants, réussit enfin à ouvrir ce cadeau. C’est vrai que, avant elle, une demi-douzaine de gamins avaient pu retirer la ficelle et arracher une bonne part du papier cadeau. Apparut une taie d’oreiller lumineuse dans l’obscurité. Et il y avait un second paquet ! L’emballage, cette fois, fut plus vite ouvert, me sembla-t-il.

Puis, ce fut l’heure du départ. Chaque enfant repartait avec une grosse boîte bien pleine, ou un sac. Un gros sac ! Même que nous eûmes à sortir du placard de grands sacs-poubelle, tant le père Noël avait été généreux ! Prodigue même !

Les plus petits étaient fatigués. Zoé, la petite sœur de Mélodie, se mit à pleurer lorsque le papa l’habilla. Florence était assise sur son pantalon de neige. Alors, je le lui passai, puis l’écharpe, le bonnet de laine, la veste, les bottes, les mitaines. « Il faut zipper, m’expliqua-t-elle, le pantalon par dessus les bottes. » Mélodie vint me faire un gros câlin. Florence la suivit. Annik partait. « Bonjour Philippe », de sa petite voix et saluant de la main, toute souriante. La maman. Le salon se vidait doucement. Après, il fallut mettre un peu d’ordre. De la nourriture, il ne restait presque rien. Je repartais du bonheur plein le cœur, de la joie dans les yeux. Il ne restait là plus que ces jeunes. Ils souriaient, heureux...

— Philippe

Chanson
Ça fait peur aux oiseaux (Lisandre)
Paroles : Cléon Galoppe d'Onquaire (1805-1867)
Musique : Paul Bernard (1827-1879)
Chantée par Hugues Aufray, Bertrand Gosselin, mais aussi, beaucoup plus anciennement, par José (Mario Louis) Delaquerrière en 1924, ténor, enseignant, chef de chorale, compositeur et acteur (1886-1978) et bien d’autres encore !

Ne parlez pas tant Lisandre
Quand nous tendons nos filets ;
Les oiseaux vont vous entendre
Et s'enfuiront des bosquets.
Aimez-moi sans me le dire,
Aimez-moi sans me le dire,
A quoi bon tous ces grands mots ?
Calmez ce bruyant délire
Car ça fait peur aux oiseaux (bis).

Bon ! Vous m'appelez cruelle,
Vraiment vous perdez l'esprit ;
Vous me croyez infidèle…
Ne faites pas tant de bruit.
Quoi ! vous parlez de vous pendre,
Quoi ! vous parlez de vous pendre
Aux branches de ces ormeaux !...
Mais vous savez bien, Lisandre
Que ça f'rait peur aux oiseaux (bis).

Vous tenez ma main, Lisandre,
Comment puis-je vous aider ?
Il faudrait, à vous entendre,
Vous accorder un baiser.
Ah ! prenez-en deux bien vite,
Oui, prenez-en deux bien vite,
Et retournez aux pipeaux
Mieux vaut en finir de suite,
Car ça fait peur aux oiseaux (bis).

À noter à votre agenda
Vente moitié prix à la Friperie
Le mercredi 5 décembre, de 10 h à 17 h, la Maison tiendra une vente moitié prix où vêtements, articles de maison et livres y seront vendus pour l’autofinancement de la Maison.
Vente d’artisanat
Le mercredi 12 décembre de 10 h à 16 h, la Maison tiendra une vente d’artisanat. Vous pourrez acheter des articles uniques confectionnés par les bénévoles de l’Artisanat et profiter de cette occasion pour vous procurer des cadeaux à offrir à la famille et aux amis.
Horaire de la période des fêtes
La Maison des Grands-Parents de Villeray sera fermée du 21 décembre 2012 au 6 janvier 2013.
Nous serons donc de retour le 7 janvier 2013.

 

« Soulager la faim, nourrir l’espoir »
À l’approche des fêtes, le Magasin-Partage Villeray représente une alternative aux paniers de Noël. Cette alternative permet aux personnes à faible revenu de sillonner les allées du magasin et de pouvoir ainsi retrouver la possibilité de magasiner… « comme tout le monde »… Ces personnes auront alors à débourser 10 % du coût total de leurs achats. Pour accueillir plus de 750 familles, le Magasin-Partage Villeray a besoin de votre collaboration.

Implication bénévole lors de la tenue du Magasin-Partage les 15, 16 et 17 décembre 2012. Information : Johanne Rheault au 514-376-4141, poste 4428.

Don de denrées : Nous vous invitons également à apporter à la MGPV, au plus tard le 12 décembre 2012, des denrées non périssables, de l’argent et des jouets en bon état. Cela égayera le Noël de familles qui connaissent des difficultés financières.