La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
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Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Hiver 2014

Après un automne bien rempli où certaines activités se sont multipliées, la période des fêtes sera d’autant plus appréciée. Nous avons accueilli plusieurs nouvelles et nouveaux bénévoles qui nous ont permis d’offrir plus d’activités, et ce, auprès de nouveaux partenaires. L’équipe s’est donc enrichie de nouvelles expériences, de nouveaux talents au profit de toutes les générations.

Par ailleurs, la fin de l’année est toujours l’occasion de souligner le travail qui se fait dans chaque équipe des diverses activités. Ainsi, autour d’un dîner ou d’une collation aux saveurs des fêtes, les bénévoles et les participants partagent avec complicité leurs plaisirs et leurs expériences vécus ensemble.

C’est aussi, pour moi, un important moment pour vous exprimer, chers bénévoles, toute ma reconnaissance non seulement pour votre fidèle implication, mais particulièrement pour votre ouverture, votre collaboration et votre générosité.

Je souhaite à toutes les générations une merveilleuse période des fêtes et une belle année 2015 marquée par la solidarité, le respect et l’amour.

— Clémence Racine
Directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Vous pouvez nous soumettre vos textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Le comité du bulletin, composé de trois bénévoles aînés, de la secrétaire et de la directrice générale, vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le 23 janvier 2015.

Conseil d'administration et comité des responsables

Deux nouveaux membres au conseil d'administration

Tel que présenté dans le bulletin Automne 2014, nous avions un poste non aîné à combler au sein du conseil, suite à la démission d’Alain Droga. À la réunion d’octobre, Annie Carbonneau nous informait aussi de son retrait du conseil. Nous avons donc recruté deux membres pour combler ces deux postes non aînés.

Avant de vous présenter ces nouveaux membres, nous tenons à remercier chaleureusement Annie pour son implication pendant sept ans au conseil. Intervenante auprès de jeunes mamans au CSSS Villeray, Annie a enrichi nos discussions de ses expériences et réflexions très pertinentes.

Elle a été et sera encore, nous l’espérons bien, une très bonne porte-parole pour la promotion de nos activités auprès des jeunes familles.

Nous vous présentons donc Nancy Bento, jeune bénévole impliquée à l’aide aux devoirs et à la halte-garderie et Carl Beauregard, jeune avocat résident de Villeray.

Bienvenue à vous deux !

— Clémence Racine

Le conseil d'administration 2014-2015

Monique W. Jefford présidente
Danielle Paquin vice-présidente
Philippe Trolliet secrétaire
Julie Lefebvre trésorière
Nancy Bento administratrice
Carl Beauregard administrateur
Christianne Lefebvre administratrice
Ginette Morrier administratrice
Audrey St-Laurent administratrice

 

Faites un voeu

Voici le temps des fêtes et de ses décorations, célébrations et échanges de vœux.

Nous participons à la fête en organisant pour nos bénévoles un souper de Noël qui a eu lieu cette année le 10 décembre dans la Petite Italie.

Par le biais du bulletin, nous désirons également offrir à tous nos membres, participants et lecteurs nos vœux les plus chaleureux. À vous tous, nous souhaitons un très beau Noël et une nouvelle année remplie de bonheur.

— Monique W. Jefford, présidente du conseil d’administration

Nouvelles du comité des responsables

Après plusieurs années au comité des responsables, Fleurette Carrière remet le flambeau. Nous désirons la remercier chaleureusement pour sa participation comme responsable de la friperie. Son dynamisme et son rire communicateur rendaient nos rencontres très joyeuses. Elle s’est toujours assurée que la friperie demeure un lieu accueillant pour tous. Pour remplacer Fleurette, nous avons le plaisir d’accueillir Louise Surprenant qui a accepté avec joie de se joindre au comité. Louise est impliquée à la friperie depuis trois ans. Merci Louise et bienvenue !

Dans le précédent bulletin, nous vous avons présenté les membres du comité des responsables. Toutefois, nous avons omis de mentionner l’implication de Marité Perron qui n’est pas membre du comité, mais qui assume le bon fonctionnement du chœur intergénérationnel avec beaucoup de doigté. Merci Marité !

— Clémence Racine

Place aux nouvelles

Chœur intergénérationnel

Le chœur reprenait, en septembre, ses activités pour l’année 2014-2015 et il accueillait une nouvelle chef de chœur, Ariane Duclos. Après quelques semaines d’adaptation, le chœur a retrouvé son dynamisme et est en mesure d’apprécier la compétence d’Ariane, de même que sa souplesse et sa grande capacité d’adaptation à notre chœur qui est différent, à plusieurs égards, d’un ensemble vocal habituel, puisqu’il vise le plaisir de chanter ensemble, plus que la performance.

Les répétitions vont bon train et quatre enfants se sont joints au chœur récemment. Comme à l’habitude, nous étions prêts à offrir une prestation de Noël lors du brunch du 23 novembre et à l’école Victor-Doré, le 2 décembre.

Grands et petits qui ont le goût de chanter peuvent se joindre à nous, les mardis de 15 h à 16 h 45. Les enfants se joignent au groupe à 16 h. L’inscription est gratuite et les répétitions reprendront le mardi 13 janvier 2015.

— Marité Perron

Un partage d'expertises

La MGPV est devenue au fil des ans une importante référence pour les organisations et les individus qui s’intéressent à l’implication sociale des aînés et à l’intergénération. Cet automne, nous avons été particulièrement interpellés pour partager nos expertises à des représentants de la Belgique qui étaient au Québec pour s’inspirer de ce qui se fait ici en matière de services et d’activités aux aînés.

Nous avons donc rencontré deux groupes de cinq personnes, un de la ville de Bruxelles et l’autre de la région Wallonie, référés par le ministère de la Famille. Les représentants du premier groupe n’ayant pu se déplacer pour venir à la MGPV, nous les avons rencontrés au resto. Par contre, ceux du deuxième groupe ont pu faire une visite très dynamique des locaux de la Maison, ce qui leur a permis de mettre des images sur nos échanges.

Ces représentants, pour certains de la municipalité, d’autres de services de santé ou sociaux étaient très intéressés à connaître comment un organisme comme la MGPV fonctionne et mobilise les aînés pour offrir divers services à la communauté. Comment, dans un contexte du vieillissement de la population, les aînés peuvent-ils devenir un apport pour le mieux-être de la population ?

Nous leur avons remis notre rapport d’activités et ils sont repartis très satisfaits de leur rencontre et impressionnés par tout ce que les aînés peuvent faire avec et pour les plus jeunes générations.

— Clémence Racine et Philippe Trolliet

Rencontres au cégep Saint-Laurent

La Maison des Grands-Parents de Villeray  devient de plus en plus connue et reconnue par divers milieux.

Certaines invitations illustrent bien cette situation. Ainsi une jeune professeure du cégep Saint-Laurent a invité des aînés bénévoles de La Maison des Grands-Parents de Villeray à participer à une table ronde avec ses étudiants en culture et tourisme option « aînés ».

Le mardi 23 septembre, trois bénévoles de la MGPV y ont participé. Le jeudi suivant, le 25, Philippe Trolliet et moi nous sommes rendus « à l’aube » (selon nous) pour cette rencontre…

Accompagnés du père d’une des élèves du groupe, nous avons pu partager avec ces jeunes, respectueux et dynamiques, nos rêves, nos souvenirs, nos convictions et nos déceptions aussi…

Un échange qui nous a beaucoup enrichis ainsi que la professeure et son groupe d’élèves.

Une belle expérience à refaire !

— Danielle Paquin

La Maison des Grands-Parents de Villeray à la Journée des aînés

Le 26 septembre 2014 a eu lieu, au Centre de Loisirs communautaires Lajeunesse, le rendez-vous annuel de la Journée des aînés. Cette journée d’information, d’échanges et de festivités, organisée par la Concertation locale des aînés de Villeray (C-LAVi), vise à rejoindre les aînés, tout en les informant des nombreux services dont ils pourraient bénéficier.

La Maison des Grands-Parents avait son kiosque tenu par deux bénévoles faisant elles aussi partie des moins jeunes. Les activités de la MGPV étaient présentées à l’aide de photos, une brochure était remise aux plus intéressés.

Nous leur avons parlé de l’accueil chaleureux de la MGPV et les avons invités à venir y faire un tour pour mieux nous connaître. De nombreux autres kiosques étaient présents : santé, sécurité dans la rue, loisirs, logement, activités physiques, alimentation, etc.

Nous avons apprécié la grande gentillesse des organisateurs, qui passaient régulièrement nous demander si tout allait bien.

— Véronique Dorison

Formation sur le racisme

Le mercredi 1er octobre dernier, la MGPV invitait ses bénévoles à participer à un atelier ayant pour titre : Comment prévenir et briser les propos et les comportements à caractère raciste ?

La société québécoise actuelle nous fait vivre des instants de confusion face aux « étrangers », pour ne pas dire « étranges ». À moins d’avoir eu un ancêtre coureur des bois ou explorateur, nos parents et grands-parents ont peu vécu cette réalité dans leur milieu ! Pour nous, un peu de recul et de réflexion s’imposent.

Amélie Bernier, responsable du projet Rapprochement interculturel Villeray, nous a expliqué la différence entre les perceptions, les préjugés, les stéréotypes, l’ethnocentrisme, le racisme et la discrimination. Il est facile de mélanger tous ces concepts et se traiter mutuellement de racistes sans vraiment discerner le vrai du faux.

Elle nous a expliqué qu’il est normal de catégoriser pour traiter de l’information : sommes-nous du même sexe, du même âge, de la même ethnie, de la même langue, de la même classe sociale ; avons-nous les mêmes valeurs, les mêmes croyances ? Dans tout contact avec une nouvelle personne, ces questions se posent, mais il est important de reconnaître que l’autre aussi, en face de nous, doit traiter la même information  à partir de ces mêmes critères.

Un choc culturel n’est qu’un écart entre « moi » et un individu ou groupe différent culturellement.

À chaque nouvelle rencontre, je m’efforcerai d’identifier ma première émotion, relevant d’un certain ethnocentrisme qui me fait juger les autres à partir de ce que je connais de ma propre culture. C’est un réflexe normal que nous devons apprendre à dépasser pour permettre un rapprochement avec les gens différents de nous.

Amélie écrit : Chaque individu étant unique, chaque rencontre l’est tout autant. Prenons le temps d’en savourer chaque seconde.

— Francine Labelle

Rencontre avec une classe de l'école secondaire Mont-Royal

Le 23 octobre dernier, quatre bénévoles de la MGPV se sont rendus à l’école secondaire Mont-Royal pour échanger sur divers sujets avec une classe de quatrième secondaire, du programme international. C’est une stagiaire dynamique qui a initié cette rencontre dans le but d’inspirer ses élèves pour un projet en arts plastiques dans lequel ils devaient exprimer ce qui caractérise leur génération. La comparaison avec une génération précédente devait les aider à finaliser leur projet. La stagiaire nous avait demandé d’apporter des objets personnels ayant une signification pour nous. En fouillant dans mes souvenirs, j’ai même retrouvé mon passeport de l’Expo 67, événement marquant s’il en fut !

Nous avons débuté la rencontre en présentant la MGPV, ses origines, ses objectifs et les différentes activités qui s’y déroulent. Puis à tour de rôle, nous avons parlé brièvement de notre parcours personnel.

Nous avons discuté avec les élèves de culture, des influences sociales, des événements qui nous ont marqués, des valeurs, de nos passe-temps, des habitudes de consommation et même des tenues vestimentaires en cherchant les ressemblances et les différences entre les deux générations.

Ce qui m’a frappé dans cette école, c’est son caractère multiethnique. Sur une photo de classe des années 60, que je leur ai montrée, on ne voit que des Québécoises de souche. La plupart des  jeunes élèves que nous avons rencontrés ont plusieurs membres de leur famille à l’étranger, ils voyagent plus que nous ne le faisions à leur âge et sont multilingues.

Les bénévoles ont bien apprécié cette expérience et nous espérons qu’il en a été de même pour les jeunes. J’ai invité la professeure à venir nous présenter les résultats de leur travail, accompagnée d’élèves.

— Ginette Morrier

Halloween

Fidèle à nos traditions, la MGPV ouvrait sa porte aux petits et aux plus grands costumés pour l’Halloween. Quelques aînés bénévoles, accompagnés de jeunes, se sont aussi costumés pour accueillir les petites princesses, les pirates et bien d’autres personnages. De jolis petits sacs de bonbons avaient été préparés par une équipe d’ados et d’aînés. Ceux-ci ont eu beaucoup de plaisir à partager ce travail où chacun, chacune y allait de sa technique pour attacher les sacs.

Une autre occasion de vivre de belles relations intergénérationnelles.

— Clémence Racine

Les brunchs de l'automne

Si le brunch du 5 octobre dernier, dans le cadre de la Journée des aînés sur le thème L’apport social des aînés, fut un événement presque « intime », celui de ce dimanche 23 novembre attira bon nombre de personnes ! Et d’enfants ! De ceux venant à l’aide aux devoirs, ou au chant, mais d’autres encore, des ados, maintenant au secondaire, et frères et sœurs les accompagnant, le salon se retrouva bien vite plein à craquer !

Le repas, les joyeuses discussions, les échanges, tout cela fit que la première heure passa très vite. À midi, mené par Ariane, le chœur entama sa prestation. Les choristes nous firent passer un merveilleux moment, de vieilles chansons alternant avec des chants de Noël, du scat, ce chant de jazz des années d’après-guerre, pour terminer avec Le jazz et la java, de Claude Nougaro.

La dernière demi-heure, aidé par la jeune Adriane, je présentai les prix Nobel de la paix de cette année, Malala Yousafzaï, dix-sept ans, l’écolière pakistanaise qui tint tête aux talibans, et Kailash Satyarhi, soixante ans, qui, en Inde, se bat pour sortir les enfants des usines.

Adriane parla de Malala, de son parcours, de l’attentat qui faillit lui coûter la vie. Ce devait être ensuite l’occasion de faire parler les enfants, mais seule Adriane conta son passage à la MGPV. Les autres, peut-être intimidés, se contentèrent de nous offrir de grands sourires ! Le père d’une des fillettes remercia les bénévoles pour toute l’aide qu’ils apportent aux enfants, il y eut deux ou trois autres échanges.

Ce fut deux heures chaleureuses et vibrantes dont on gardera longtemps le souvenir.

— Philippe Trolliet

Des actions de partage et de solidarité

Tout au long de l’année, la Table de concertation en sécurité alimentaire, qui regroupe diverses organisations, travaille à améliorer l’aide alimentaire pour les individus et les familles à faible revenu du quartier.

Bien que la période des fêtes amène médias et organismes à faire davantage la promotion d’activités d’aide alimentaire, les conséquences de la pauvreté se vivent malheureusement toute l’année et les besoins sont grands.

Grâce à une belle mobilisation d’organismes du quartier, depuis plus de trois ans une campagne de financement permet d’amasser de l’argent afin d’offrir diverses activités d’aide alimentaire. Ainsi, le Magasin-partage de Noël offre aux personnes à faible revenu de magasiner « comme tout le monde » une épicerie des fêtes et de recevoir des cadeaux pour les petits et les grands, et ce, dans le respect, la dignité et le plaisir du partage. Il y a aussi le comptoir alimentaire, l’épicerie économique ainsi que le dépannage alimentaire.

Depuis plusieurs années, la MGPV collabore à ces initiatives de diverses façons : par la participation de bénévoles, la préparation de repas, la collecte de denrées et de jouets ainsi que des dons en argent. Cette année, nous avons aussi participé à la Journée solidaire qui a eu lieu le 11 novembre. Ce jour-là, les organismes et les restaurateurs étaient invités à amasser de l’argent en remettant les profits de repas vendus.

La Maison a amassé 400 $ lors d’un dîner-lasagne au coût de 12 $. Pour une première, ce fut un succès non seulement pour le montant recueilli, mais pour avoir sensibilisé davantage les gens aux conséquences de la pauvreté et à l’importance de la solidarité.

— Clémence Racine

Souper de Noël des bénévoles

La Maison des Grands-Parents de Villeray sait recevoir et elle traite ses bénévoles en « VIP », rien de moins ! La reconnaissance est une grande valeur pour le conseil d’administration de la MGPV.

Malgré le temps hivernal qui rendait les déplacements plutôt difficiles, la MGPV recevait un groupe d’environ 70 convives le 10 décembre, au restaurant Via Roma, boulevard Saint-Laurent. Ces bénévoles, qui ont donné temps et bonne volonté à La Maison des Grands-Parents de Villeray durant l’année 2014, étaient encore une fois fidèles au rendez-vous.

Le repas italien fut délicieux, pâtes, escalopes de veau ou de poulet, il y en avait pour tous les goûts. L’ambiance était amicale et chaleureuse, le tiramisu délicieux, et tous étaient heureux, ce soir-là, de se retrouver. Ça riait et discutait beaucoup !

Félix Leclerc disait que le bonheur est de se retrouver autour d’une table, les coudes serrés ; eh bien ! le bonheur était là ce 10 décembre boulevard Saint-Laurent.

Merci au conseil d’administration et à la direction de la MGPV d’avoir permis cette joyeuse rencontre.

— Claire Provost

Accès-Loisirs Villeray

Comme vous avez pu le lire dans le bulletin Automne 2014, La Maison des Grands-Parents de Villeray collabore au nouveau programme Accès-Loisirs Villeray. Celui-ci permet aux personnes et aux familles à faible revenu d’avoir accès gratuitement à des activités de loisirs. Une preuve de revenu et la carte d’assurance-maladie de chaque membre de la famille leur sont demandées. Ainsi, pour une deuxième session, soit celle de l’hiver-printemps, des bénévoles de la MGPV recevront le 14 janvier 2015 de 15 h à 18 h les personnes et les familles admissibles pour les inscrire à une activité de leur choix.

Merci aux partenaires qui offrent gratuitement des activités de loisirs pour toutes les générations.

— Clémence Racine

Coin du souvenir

La Maison des Grands-Parents a la chance de compter parmi ses bénévoles plusieurs personnes d’origine étrangère. Nous avons choisi de partager avec vous quelques moments reliés à la fête de Noël, ici et ailleurs dans le monde. Ont participé à l’aventure Maria Colocho, d’origine salvadorienne, Nancy Bento, d’origine portugaise, Jacqueline Michaud, d’origine québécoise, Georgie Heiler, d’origine hongroise et Betsy Castillo, d’origine péruvienne.

— Claire Provost

Noël au Salvador

Maria Colocho, bénévole à la friperie, me racontait les Noël de son enfance à San Salvador, au sein d’une famille nombreuse de 11 enfants.

On fêtait beaucoup et de façon très animée. Vers le 5 ou 6 décembre, on préparait le sapin naturel et ses décorations (il n’y a pas de sapin artificiel au Salvador). On y mettait une multitude de lumières. Puis le 24 décembre, les festivités commençaient par un feu d’artifice, dans toutes les villes du pays, suivi de la messe de minuit et, enfin, du réveillon.

Le menu ? Deux énormes dindes rôties trônaient au centre de la table, entourées de salade verte, accompagnées d’un plateau de tomates tranchées.

Dans chaque coin de la table, il y avait des bols remplis de raisins, toujours un bol de moins que le nombre de convives. À un certain moment, on fermait les lumières et on partait à la recherche des bols de raisins ; celui qui se retrouvait les mains vides devait travailler plus fort dans l’année pour réussir. Imaginez l’énergie mise pour trouver sa part de raisins !

Ensuite, les cadeaux à déballer ! pour les adultes, vêtements, maquillage, accessoires de cuisine ; pour les enfants, flûtes, ballons, poupées, etc.

Les Noël étaient très joyeux et se terminaient par des chansons et des danses qui duraient toute la nuit !

Quand elle est arrivée au Canada, il y a 27 ans, Maria a tenu à reproduire ses Noël d’enfant.

Noël de l'enfance de ma grand-mère, au Portugal

Ayant aujourd’hui 84 ans, ma grand-mère se souvient très bien comment se passait le temps des fêtes dans son village lors de son enfance, qui se déroulait vers les années 30. Elle en parle d’une façon si vivante qu’on croirait le revivre avec elle. Pour vous donner un peu de contexte, c’était une époque où la simplicité était à l’ordre, sans luxe ni abondance. Mais une fois par année, les familles du village se permettaient, à cette occasion, de gâter un peu leurs enfants, se réunir et vivre la paix et la charité d’une façon spéciale.

Tout d’abord, et essentiellement, la célébration était basée sur la naissance de Jésus. L’avant-veille, les enfants plaçaient leurs bottes au pied de la cheminée de la maison, par où devait passer le père Noël durant la nuit et y laisser une petite offrande. Le lendemain, les enfants retrouvaient une pièce de monnaie pour offrir au bébé Jésus. C’était aussi commun d’y retrouver quelques petits bonbons. Oui, à cette époque, c’était une rareté et les enfants s’en réjouissaient !

La veille de Noël, c’était le gros festin gastronomique, mais l’élément important était de rassembler la famille et les amis les plus proches. De la dinde, des pommes de terre cuites, du riz et des pâtes étaient au menu. Pour le dessert, c’était les fameuses filhoses, encore servies aujourd’hui, qui sont des boules de pâte frites et enrobées de sucre et de cannelle. Tout le monde en raffolait, car en plus d’être délicieux, on les servait seulement à Noël !

Par la suite, toutes les familles du village se rassemblaient à l’église pour célébrer la messe de minuit où était présente une statue de l’enfant Jésus. Durant la célébration, la chorale contribuait avec des chants traditionnels de l’époque. Ma grand-mère m’en a même chanté quelques-uns ; leurs mélodies très sereines et leurs mots simples communiquent une paix profonde. À la fin de la messe, les enfants s’approchaient du bébé Jésus et, un à un, lui donnaient un baiser et offraient la pièce de monnaie qui leur avait été donnée par le père Noël.

Pour terminer la soirée, tous s’échangeaient des vœux de paix et se rassemblaient pour prendre un café et des desserts.

Noël dans le Bas-du-Fleuve

Mon expérience des Noël de mon enfance est différente de la majorité des enfants québécois des années 50, mais ce sont mes souvenirs que je partage avec vous.

Dans un Trois-Pistoles, froid à mourir, j’étais la fille unique d’une maman veuve (papa est mort avant ma naissance), mais ma grand-mère avait 20 enfants, une famille très unie, et j’arrivais seule petite enfant !

Alors les Noël étaient sous le signe de la démesure. Après une messe de minuit trop longue, trois messes plus exactement, nous rentrions à la maison de grand-maman, en face de l’église, et là, nous attendaient les pains rubans, les sandwichs roulés, les tourtières, les marinades maison, les tartes au sucre, les mokas et surtout les cadeaux !

Les cadeaux ! J’aimais surtout les compter avant le grand déballage ; au nom de Jacqueline, 23, 24, 25 ou plus, sans oublier ceux reçus quelques jours auparavant par la poste d’une tante américaine, 4 ou 5 cadeaux de plus !

Les vêtements avaient une grande importance pour la famille et rien n’était assez élégant à Trois-Pistoles, donc on « importait » mes vêtements de Québec ou de Montréal !

J’ai été une fillette comblée, mais je me suis beaucoup ennuyée dans ce monde exclusivement adulte. Comme j’aurais aimé avoir frères, sœurs, cousins, cousines et m’amuser avec eux !

Noël dans un Paris en guerre

Nous habitions Paris et je suis née de parents hongrois. Pour Noël, les sapins étaient décorés de bougies véritables. Dans notre famille, grâce à papa, il y avait beaucoup de musique et de chansons. C’était joyeux !

Pour mes cinq ans, j’avais reçu une poupée qui marchait et tournait la tête, une merveille que j’ai égarée rendue au Canada, à l’âge adulte.

Ma petite enfance fut heureuse ; j’étais le centre de mon monde, aimée, choyée. Puis la guerre se déclara, privations et coupons de rationnement furent notre quotidien.

Pourtant, tout n’était pas que malheurs et privations, papa, qui ne consommait pas d’alcool, échangeait ses coupons de vin pour de la viande. Maman pouvait continuer à nous servir escalopes panées et pommes de terre sautées. Quel régal !

Papa m’amenait voir les vitrines animées du magasin du Louvre, où on y voyait des scènes villageoises et on allait aussi entendre les chants grégoriens de la messe de minuit.

La vie était quand même douce pour moi et quand je tenais papa par la main, je sentais que rien ne pouvait m’arriver.

Noël au Pérou

Quand j’étais petite, les préparations pour la fête de Noël commençaient tôt ce jour-là. Ma mère nous amenait à la maison de ma grand-mère et nous nous amusions toute la journée. À 19 h, nous allions tous à la Sainte Messe pour célébrer la naissance de Jésus. Dans la paroisse, il y avait parfois des représentations vivantes de la Vierge Marie, saint Joseph et Jésus (un bébé). Mes frères et moi étions très émus quand le prêtre montrait l’enfant Jésus durant la célébration. Ensuite, nous allions tous ensemble à la maison de ma grand-mère Juliana Morales pour célébrer Noël. Nous aidions ma mère et mes tantes à mettre la table de Noël, c’était une très grande table, car nous étions nombreux. Ma tante déposait la dinde au milieu de la table, avec des raisins, du pain sucré, du chocolat chaud, des friandises. Tout était délicieux.

Avant de souper, tous les enfants et petits-enfants entonnions les chants de Noël, remerciant Dieu de nous avoir donné son fils Jésus. Comme tous les ans, mon oncle avait dressé une belle crèche et, tout à côté, un bel arbre de Noël. La maison était décorée de couleurs vives. Nous attendions tous que minuit sonne pour faire la prière. Avant minuit, on montait le volume de la radio pour écouter le compte à rebours, 10... 9... 8... 7... 6... 5... jusqu’à zéro. Et là, nous nous embrassions tous, nous chantions, riions et même pleurions de joie… parce que nous étions, encore cette année, tous ensemble à fêter la naissance de l’enfant Jésus.

En remerciement pour tant de bonheur, tous les enfants offraient leurs chants à l’enfant Dieu. Ensuite, nous sortions dehors pour saluer tous les voisins pour Noël et, souvent, ils entraient eux aussi dans notre maison pour partager notre souper.

Ensuite, nos parents, nos oncles et tantes et notre grand-mère nous donnaient, à chacun, un cadeau (certaines années il y en avait plus et d’autres moins). Mais les cadeaux n’étaient pas le plus important de cette fête.

Ce dont je me rappelle le plus, c’est la joie de mes parents, de mes frères et sœurs, de mes oncles et tantes, mes cousins et cousines, ma grand-mère, mes voisins. Je me rappelle aussi qu’ils nous laissaient jouer dehors avec tous nos voisins. Tous, adultes et enfants, partagions nos rires et nos jeux. On nous donnait de petites lumières que nous appelions « petites étincelles papillons » avec lesquelles, lorsque allumées, nous pouvions dessiner nos noms dans les airs. C’était très amusant ; j’ai passé des Noël réellement merveilleux.

Aujourd’hui, à chaque Noël, nous assistons, toute ma famille, à la Sainte Messe, célébrant la naissance de l’enfant Jésus. L’amour et le bonheur que j’ai reçus enfant, je le partage tous les ans avec tous ceux qui m’entourent. C’est certainement le meilleur enseignement que j’ai reçu. Pour moi, Jésus a été, est et sera toujours le centre de la Nativité et avec lui, l’amour auquel je pourrais aspirer. Merci à vous tous, de me permettre de partager un tout petit peu ma vie.

À noter à votre agenda
Horaire des fêtes
La Maison des Grands-Parents de Villeray sera fermée du 20 décembre 2014 au 4 janvier 2015.
Nous serons donc de retour le lundi 5 janvier 2015.