La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
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Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Printemps 2016

Malgré les nombreux changements de température, l’hiver a été plutôt doux, ce qui a aidé pour la participation aux activités. Aussi les bénévoles ont été très fidèles au rendez-vous afin de répondre à divers besoins de leur communauté.

En plus des activités régulières bien installées, de nouvelles collaborations se développent et permettent de rejoindre davantage les jeunes générations. C’est toujours très stimulant de répondre à de nouvelles demandes provenant d’intervenants du milieu scolaire, de garderies ou d’organismes communautaires du quartier.

À la lecture de ce bulletin, vous pourrez constater comment ces belles collaborations permettent aux participants comme aux bénévoles de se découvrir de nouveaux intérêts et habiletés. J’ai entendu une bénévole dire : « En venant à la MGPV pour tricoter en groupe je ne pouvais pas m’imaginer qu’un jour j’enseignerais le tricot à des jeunes sourds ».

Tout en favorisant le rapprochement intergénérationnel qui est au cœur de la mission de la MGPV, celle-ci permet aux jeunes comme aux moins jeunes de vivre de belles expériences enrichissantes et stimulantes.

— Clémence Racine
Directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Vous pouvez nous soumettre vos textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Le comité du bulletin, composé de trois bénévoles aînés, de la secrétaire et de la directrice générale, vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le 22 avril 2016.

Conseil d'administration

Un petit mot du conseil...

Les rencontres mensuelles des membres du conseil d’administration se font toujours dans la convivialité et dans un climat de confiance. Les membres s’assurent non seulement d’une bonne gestion de l’organisme, mais aussi du maintien de la philosophie de la MGPV qui se veut accueillante et ouverte à toutes les générations et à toutes les cultures.

Selon nos règlements généraux, le conseil d’administration est composé de neuf membres dont cinq sont des aînés afin d’avoir une représentation intergénérationnelle. À la réunion du conseil de février dernier, nous avons malheureusement reçu la démission de Danielle Paquin, vice-présidente, occupant un poste aîné. Celle-ci a dû se retirer du conseil pour des raisons familiales. Nous tenons à la remercier chaleureusement pour son apport. Sa participation a toujours été marquée par le désir d’assurer une bonne continuité de la mission de la MGPV à travers des valeurs d’ouverture, de respect et d’entraide. Merci Danielle !

Par ailleurs, en décembre dernier lors du souper de Noël, Clémence, notre directrice générale, informait les bénévoles de son départ à la retraite à la fin de juin prochain.

Un comité a donc été formé par le conseil d’administration afin de travailler au processus d’embauche pour son remplacement au poste de direction. La personne engagée entrera en poste deux mois avant le départ de Clémence. Il y aura une période de transition qui permettra d’assurer une belle continuité dans la gestion de l'organisme.

Afin de remercier Clémence pour toutes ces années à la direction de La Maison des Grands-Parents de Villeray, nous vous enverrons sous peu une invitation pour permettre à tous de souligner à votre façon son départ.

— Monique W. Jefford
Présidente du conseil d'administration

Place aux nouvelles

Collaboration au Centre William-Hingston

En décembre dernier, une enseignante en francisation auprès d’immigrants adultes du Centre William-Hingston communiquait avec la MGPV pour une demande de collaboration. L’objectif était d’offrir à des étudiants l’occasion d’échanger en français sur certains thèmes de l’histoire récente du Québec afin de favoriser leur intégration à la société québécoise. C’est ainsi que quatre aînés ont rencontré une dizaine d’étudiants pour partager leurs connaissances et leurs souvenirs de divers moments qui ont marqué l’histoire du Québec.

Suite à cette belle expérience, l’enseignante nous a transmis un beau texte qui témoigne de l’appréciation des étudiants.

— Clémence Racine

Mes élèves et moi avons beaucoup apprécié la visite que nous avons reçue avant les vacances. Les étudiants avec qui j’ai eu l’occasion d’en discuter ont exprimé leur enthousiasme et je sens que cette activité leur sera profitable non seulement à court terme, mais également à plus long terme. Ils ont écouté des anecdotes sur l’histoire récente du Québec, ce qui était mon objectif pédagogique. Mais surtout, ils ont eu la chance de communiquer en français avec des Québécois, qui ne sont pas des professeurs de francisation ! Pour certains, c’était une des premières fois et ça a très certainement eu un gros impact sur leur motivation. Un d’eux m’a même confié se sentir plus québécois…

C’est donc avec un grand plaisir que je vous écris pour vous demander de transmettre ce message aux quatre bénévoles, afin qu’ils sachent à quel point leur visite a été appréciée.

— Marie-Noëlle Guay

Cuisines collectives

Depuis plusieurs années, avec la collaboration de la Maison de quartier Villeray, nous offrons des cuisines collectives pour tous. Nous avons aussi déployé beaucoup d’efforts afin de créer un groupe de parents d’enfants de 0 à 5 ans pour cuisiner une fois aux deux semaines. Nous offrons un service de halte-garderie pendant que les parents sont à l’activité.

À la fin de l’activité, les participants repartent avec des plats variés prêts à être dégustés et partagés en famille.

La cuisine collective permet de cuisiner à moindre coût et de réaliser des recettes que l’on a moins l’habitude de faire chez soi. Pendant les ateliers de cuisine, les participants partagent des histoires, échangent des recettes ou des idées. C’est aussi un bon moyen de créer de nouvelles amitiés. C’est rendre une activité, qui peut être ennuyante seule, très divertissante réalisée en petit groupe.

Si vous voulez faire partie de cette belle expérience, inscrivez-vous en téléphonant à la MGPV au 514 383-9108.

— Juliette Bellenger

Rangement de la cuisine

Quand le printemps veut se montrer le bout du nez, on aime bien faire un bon ménage. Des bénévoles, bien dévouées, se sont attaqué à la cuisine. Il y a beaucoup de travail à faire dans une cuisine familiale, imaginez dans une cuisine communautaire ! Beaucoup de rangement, de classement, d’étiquetage, la découverte de certains items en triple ! Merci chères bénévoles !

— Claire Provost

Accès-Loisirs Villeray

printemps2016Pour une quatrième session, le 13 janvier dernier, des bénévoles de la MGPV ont accueilli des personnes et des familles pour les inscriptions de la session hiver du Programme Accès-Loisirs Villeray. Ce programme offre gratuitement des activités de loisirs aux personnes à faible revenu.

Grâce à la participation de partenaires qui offrent ces activités, le comité, formé d’organismes du quartier, peut offrir une  programmation variée de loisirs pour toutes les générations. Lors des inscriptions, les personnes admissibles doivent présenter une preuve de revenu pour bénéficier de ce programme.

Quatre aînés se sont impliqués avec beaucoup d’intérêt afin de permettre aux participants de faire des choix d’activités intéressantes qui tiennent compte de leurs intérêts et de leurs disponibilités.

Un gros merci aux bénévoles pour leur accueil et pour tant de générosité !

— Clémence Racine

Entrevue pour ICI Radio-Canada Télé

La MGPV est de plus en plus connue et même reconnue par la télévision d’État ! Radio-Canada s’est intéressée à l’activité d’aide aux devoirs pour un reportage portant sur les services aux familles.

Le lundi 18 janvier 2016, le réalisateur Dany Croussette et la recherchiste Émilie Jacob sont venus pour une première rencontre afin de se familiariser avec les lieux et les participants.

Le lundi suivant, l’équipe de tournage arrive, ils sont cinq ! Tout ce beau monde circulait dans la Maison cueillant images et témoignages. Ils étaient, tous, charmants, discrets et efficaces. Ils captaient des instants sans faire de mise en scène, l’aide aux devoirs s’est bien déroulée malgré la présence de la télé.

Nous devrions voir ces images dans une nouvelle émission au mois de mai, un mardi à 20 h, à ICI Radio-Canada Télé.

Une autre belle visibilité pour la MGPV. La Maison deviendrait-elle une star ?

— Claire Provost

Habiter Villeray — Théâtre Aux Écuries

C’était vers la mi-janvier, la MGPV reçut un courriel de Marcelle Dubois, du Théâtre Aux Écuries. Elle invitait les aînés à participer à l’écriture d’une pièce déjà intitulée Habiter Villeray, et, par la même occasion, les conviait à visiter une exposition de photographies et à venir voir Habiter les terres, utopie d’une révolte rurale, pièce qu’elle écrivit lors d’une résidence à Rouyn-Noranda, au Théâtre du Tandem. Le vernissage tout comme la pièce eurent lieu le 11 février. La pièce parle d’un village du Nord, dont le gouvernement a décrété la fermeture, et dont ses habitants, son ours et ses outardes décident de kidnapper le ministre de l’Agriculture et de le planter au milieu d’un champ de navets, afin d’obliger le premier ministre à venir leur parler. Ce qui donne lieu à bien des situations, toutes plus désopilantes les unes que les autres, mais qui amènent aussi le spectateur à réfléchir à ce que sont les régions et à leur avenir. L’exposition, elle, montre ce qu’est le bâti de Villeray, des stations-service aux églises, et se veut être le déclencheur, auprès de ses habitants, de leur parole, de ce qu’est, pour eux, habiter Villeray. Mais cette étape est encore en projet et nous attendons avec une certaine impatience des nouvelles de Mme Dubois.

— Philippe Trolliet

Bienvenue aux stagiaires

C’est toujours très enrichissant de recevoir des stagiaires qui, tout en s’inspirant de ce qui se fait à la MGPV pour leur apprentissage, nous partagent leur vision. Comme depuis plusieurs années, nous avons accueilli deux stagiaires en Technique de travail social du cégep Marie-Victorin. Vanessa et Graçestina ont débuté leur stage le 27 janvier dernier pour 10 semaines, à raison d’une journée par semaine. Je leur ai demandé d’écrire un petit texte pour exprimer ce que la MGPV représente pour elles dans le cadre de leur stage.

— Clémence Racine

La Maison des Grands-Parents de Villeray, ce n’est pas qu’un simple milieu de stage, c’est aussi une grande famille pour moi. Toujours en compagnie de personnes chaleureuses, accueillantes, il est si facile de s’y sentir comme chez soi. Je sens que mon apprentissage à La Maison des Grands-Parents me sera extrêmement bénéfique, il y a tant de choses à voir et à apprendre, c’est une aventure enrichissante qui ne fait que commencer !

— Vanessa Rea

La Maison des Grands-Parents de Villeray représente pour moi une famille, un lieu de vie, de bonheur où l’on peut apprendre des autres, partager nos expériences, nos valeurs et nos vécus. Elle représente un outil important qui m’a permis de développer mon autonomie en jouant un rôle actif dans la société. Grâce à La Maison des Grands-Parents de Villeray, j’arrive à briser ma timidité.

— Graçestina Voltaire

Brunch intergénérationnel

Le dimanche 31 janvier, sous le thème « Jeunes familles et grands-parents », a eu lieu le premier brunch intergénérationnel de 2016. Autour d’un généreux buffet, préparé par des bénévoles, les participants ont cordialement échangé à propos des bienfaits des services qu’ils reçoivent ou qu’ils offrent à La Maison des Grands-Parents de Villeray.

La diversité des gens présents, autant de jeunes familles que d’aînés, a permis une belle mixité et d’intéressantes rencontres qui feront certainement des petits dans les prochains mois. Soulignons la présence de plusieurs papas.

Les aînés étaient particulièrement heureux de rencontrer les jeunes familles dans un autre contexte. Ils souhaitent répéter l’expérience afin de partager leurs vécus dans une ambiance informelle et décontractée.

De leur côté, les jeunes familles ont apprécié le support, l’ouverture et l’amour inconditionnel des grands-parents de la Maison.

En terminant, grand merci à Juliette pour la coordination de cette activité, en espérant pouvoir répéter cette expérience.

— Martine Hilaire et Christian Toussaint, parents d'Elizabeth, 2 ans

Le festin de Motivation-Jeunesse 16/18

Cette activité s’inscrit dans la programmation des rencontres intergénérationnelles qui ont lieu toutes les deux semaines avec des jeunes du programme Motivation-Jeunesse, situé dans l’école Lucien-Pagé. Cette dernière était Cuisinons et mangeons ensemble et se déroulait à l’école.

Le professeur avait formé quatre équipes mêlant jeunes et aînés. Chaque équipe avait son coin cuisine aménagé d’une cuisinière, d’un comptoir, de vaisselle, etc., avec tous les ingrédients nécessaires pour réussir la recette.

La professeure de cuisine et un élève surveillaient, conseillaient et contrôlaient discrètement le cours des opérations.

Vite, la salle de cuisine s’est transformée en ruche, ça bourdonnait dans tous les coins ; nous avons partagé les tâches, épluché, coupé, lavé, cuit...

De bonnes odeurs ont commencé à envahir la classe et à nous titiller les papilles. Nous avons dressé les tables, placé les couverts.

Les élèves et les profs nous ont servi ce savoureux repas composé d’une soupe aux légumes, d’une salade mélangée, d’un wrap au poulet effiloché, et comme dessert des muffins chocolat-canneberges.

Journée délicieuse, toute en harmonie, avec des jeunes gentils et drôles, très motivés, et Éric et Bonnie, des professeurs très dévoués.

Nous, les bénévoles, sommes repartis joyeux, repus et de bonne humeur.

— Véronique Dorison

Le chœur intergénérationnel de la MGPV

Pour cette édition du bulletin, j’ai pensé inviter les choristes à partager leur expérience au chœur. J’ai reçu les textes de Martine et Farida, sopranos, qui en sont à leur première année avec nous ainsi qu’un témoignage de Lise, également soprano, qui participe au chœur depuis plusieurs années. Je les partage donc avec vous avec plaisir. Et, surveillez bien l’annonce prochaine du brunch à la MGPV, le dimanche 15 mai, vous pourrez venir nous entendre !

— Marité Perron

Chanter dans sa salle de bain… c’est amusant… la voix sonne clair ! Mais avez-vous déjà essayé de pousser la note en groupe ! La première fois que je le fis, quelle révélation, une sorte d’étincelle, sentir sa voix faire partie d’un tout ! Je compris le sens du mot unisson, une sensation vibrante ! Depuis, je chante encore dans ma maison, ma voiture, en attendant avec impatience les deux heures de bienfaits hebdomadaires que m’apporte le groupe de chant choral de La Maison des Grands-Parents de Villeray.

Une session vient de se terminer et ce fut une joyeuse aventure ! Sous la direction attentive de notre souriant chef Gérard, virtuose du piano et blagueur à ses heures, nous avons réussi à créer, tous ensemble, un beau programme de Noël qui a réjoui grands et petits lors des Fêtes. Il fallait voir les enfants de l’école Hélène-Boullé, une centaine au moins, entonner avec nous les classiques de toujours ! Que de rires ! Un joyeux spectacle fut aussi présenté à la Maison même, le 6 décembre, la salle était pleine à craquer !

Quelle belle initiative cette chorale intergénérationnelle. En effet, une dizaine d’enfants nous rejoignent durant la pratique, à la sortie de leur école, et ces jolies voix claires viennent renforcer le pupitre soprano ainsi que les liens avec notre génération de grands-parents.

Il faut souligner les bienfaits physiques du chant ; il met à contribution chaque partie de l’être : corps, esprit, sensibilité et âme. Il améliore le souffle, les fonctions cérébrales, l’équilibre, la posture… et que dire des agréables interactions sociales ! Gérard ne manque pas de nous amuser avec ses phrases devant améliorer notre prononciation comme : « Louis a ouï l’oie au loin » ou bien « le cook Carl a concocté quelques cupcakes noix d’coco ! », à dire le plus rapidement possible, ce qui finit en un charabia bien réjouissant !

Bref, la chorale de la MGPV est fortement recommandée par votre médecin pour la santé morale et psychique ! Merci à l’équipe pour cette belle organisation !

— Martine Bouffange

Je suis revenue à la chorale en fin de carrière bien que j’aime le chant et ai suivi des cours de solfège, musique et chant étant jeune… J’ai maintenant le bonheur de faire du chant à la MGPV avec un chœur multiculturel et intergénérationnel et nous nous enrichissons les uns les autres, par nos vécus et nos horizons divers.

— Farida Rouighi

La chorale m’enchante chaque semaine. C’est facile avec Gérard d’apprendre les chansons et c’est un plaisir renouvelé. Il assaisonne les rencontres avec des histoires drôles qui nous dérident ! Les exercices sont faciles dans une attitude de détente. L’apprentissage se fait sans que nous forcions et c’est à peine si nous nous en apercevons. Pour moi, Gérard est un magicien de la musique ! Merci à la MGPV et à notre chef dévoué.

— Lise Gratton

Ça tricote à l'école Gadbois de la rue Saint-André

À l’école Gadbois, après qu’ils aient bien dîné, la plupart des élèves sortent jouer dans la cour. Cependant, certains participent plutôt à des activités organisées à l’intérieur jusqu’à l’heure du retour en classe. L’école Gadbois accueille des enfants qui profitent du programme Approche bilingue d’enseignement pour les enfants sourds de la CSDM, bilingue dans le sens que la langue première pour ces élèves est la langue des signes québécoise (LSQ) et la langue seconde est le français.

L’école Gadbois a approché la MGPV pour demander si on voulait s’impliquer, d’une façon ou d’une autre, à ces courtes périodes d’activité après le dîner. Juliette a demandé aux tricoteuses du mardi après-midi si l’expérience les intéressait. La réponse a été enthousiaste.

Six bénévoles tricoteuses accompagneront une douzaine d’enfants, garçons et fillettes d’environ 10 ans, pendant cette courte période d’après dîner en espérant leur donner le goût de tricoter. À la première rencontre, chacun a reçu un jeu d’aiguilles et une petite balle de laine. La première activité hebdomadaire, au début mars, fut un franc succès, la plupart des enfants ayant démontré de l’intérêt avec plus ou moins d’adresse à manipuler les aiguilles. Mais leur enthousiasme ira certainement en augmentant au cours des trois autres rencontres prévues.

Les bénévoles tricoteuses sont très contentes de leur expérience. Défi relevé ! On ajoute une activité supplémentaire à la liste des actions communautaires et intergénérationnelles de La Maison des Grands-Parents de Villeray.

— Louise Bertrand

Atelier/discussion sur la sécurité dans la halte-garderie

Pour les bénévoles de la halte-garderie, la sécurité et l’hygiène sont des sujets qui les préoccupent beaucoup. C’est pour cela que nous avons organisé en collaboration avec le bureau coordinateur (BC), La trottinette carottée, un atelier sur ces thèmes. Le lundi 14 mars, dix bénévoles étaient présentes pour écouter les précieux conseils et poser des questions à Fatima Flamenco, conseillère pédagogique au BC. Ce fut un atelier très convivial et rempli d’échanges riches en information. Nous tenons à remercier La trottinette carottée et Fatima Flamenco sans qui cet atelier n’aurait pas été une aussi belle réussite !

— Juliette Bellenger

Place aux jeunes générations

Ateliers d’écriture — Motivation-Jeunesse 16/18, Jeunes en Action

Le 20 janvier, dans le cadre des activités faites avec les ados de Motivation-Jeunesse, je donnai, pour la deuxième année, un atelier d’écriture. Pour que ce genre d’exercice plaise tant aux jeunes qu’aux aînés, qui tous n’ont pas le goût de l’écriture, il faut qu’il ait plus l’air d’un jeu que d’un pensum ! D’où l’idée du cadavre exquis, inventé dans les années vingt par les surréalistes, un jeu où, sur une feuille que l’on plie au fur et à mesure de l’écriture et que l’on passe de l’un à l’autre, chacun notant un mot suivant les instructions de l’animateur, et dont le nom provient de l’un des tout premiers, Le cadavre exquis boira le vin nouveau.

Pour celui donné ce jour-là, j’avais bâti une histoire en forme de conte, commençant par l’immuable Il était une fois, et poursuivant avec une série d’instructions. À la fin, je leur demandai de trouver une morale. Lorsque tout est terminé, on déplie nos feuillets et on lit, et c’est le plus souvent drôle et loufoque, et l’on rit beaucoup. En voici un exemple :

Il était une fois un voyou, qui s’appelait Alice, elle était grande et jeune, mais elle avait les cheveux bruns. Elle vivait en Palestine et mangeait des saucisses, mais elle s’ennuyait, alors elle partit pour les montagnes, droit devant elle

Elle rencontra la mauvaise personne, qui lui dit de faire du surf, mais malheureusement, elle n’en trouva en chantant l’opéra. Par la suite, elle rencontra son pire ennemi, elle dut faire le ménage de sa chambre. Elle réussit l’épreuve en faisant des « backflips ». Puis elle rencontre Maude qui lui demande de faire du skate dans le tunnel Ville-Marie. Elle a découvert la force de la pensée positive. Mieux vaut s’en tenir à quelque chose qui nous convient.

J’en donnai un autre, le mardi 16 février, avec le groupe de Jeunes en Action. Les consignes étaient un peu différentes, mais le but était toujours d’obtenir une histoire !

Bien sûr, ces petites histoires n’ont ni queue ni tête, mais d’y participer, de les lire et les écouter, de retrouver au hasard des textes ses propres mots, cela éveille souvent des cascades de rires... et, parfois, chose étrange, ces historiettes prennent sens, et il ne leur faudrait qu’un peu de travail pour leur donner cohérence... et vie !

— Philippe Trolliet

Coin du souvenir

Air de printemps en France !

Voici quelques perce-neige qui montrent le bout de leur nez sur ma pelouse encore enneigée ! D’abord les tout petits bleus que je découvre chaque matin un peu plus nombreux puis viennent les perce-neige blanc rosé, timide apparition !

Puis comme un accord commun, voici les jonquilles qui pointent ! Leurs feuilles, nouvelles, mais déjà rigides, forcent la dernière neige à se tasser, pour pouvoir enfin voir le soleil ! Que j’aime ces fleurs !

J’ai le souvenir de mon pays natal et de cette si belle région que l’on appelle l’Alsace-Lorraine où les jonquilles, dès le mois de mars, jonchaient en immenses champs les prairies montagneuses du massif des Vosges. C’étaient des champs d’or grimpant les collines et colorant d’un jaune éclatant les vallées herbeuses à perte de vue. Quel spectacle ! Ma mère, qui les aimait tant, nous encourageait, mes sœurs et moi, à en faire de gros bouquets pour décorer la maison. Et, joyeusement, nous revenions avec de grosses brassées ! La ville de Gérarmer, là, au fond de la vallée, avait et a toujours la tradition d’un dimanche de Fête de la Jonquille, avec chars allégoriques construits avec ces fleurs ! Quel spectacle !

printemps2016Le printemps, c’est aussi cette fête de Pâques où, enfant, nous entendions les cloches de Pâques partir pour Rome, le Jeudi Saint, et revenir pour notre grande joie, le matin de Pâques, sonnant à toute volée, larguant dans nos jardins : œufs, poules et lapins en chocolat, qu’il nous fallait découvrir !

Nos randonnées sur les chemins de montagne où des sentiers boueux nous emmenaient vers des paysages renouvelés par cet air de printemps, au bruit des ruisseaux bouillonnants, grossis par la fonte des neiges. Et cette odeur inimitable d’herbes fraîches et de champignons terreux !

Joyeux printemps à tous !

— Martine Bouffange

Mes prisons

Pourquoi, à l’âge de 15 ½ ans, étais-je derrière les barreaux, couché sur un sommier de fil de fer d’un lit sans matelas, tête-bêche avec mon frère jumeau, une certaine nuit d’été de 1953 ? Dans cette cellule, sentant l’urine, le vomi, la sueur et l’humidité de ce poste de police de la ville de Lévis, en face de Québec ?

printemps2016Eh bien, la raison est simple : quittant notre vert paradis des bords de la rivière Rouge, mon frère et moi avions débuté notre grand voyage initiatique : Le tour de la Gaspésie sur le pouce, ce que rêvaient de faire, en ce temps-là, beaucoup d’adolescents québécois, avec ou sans autorisation parentale. Et, tels des pèlerins désargentés sur le chemin de Compostelle, nous dormions où nous pouvions, l’hospitalité carcérale était un dernier recours très apprécié !

Avec, comme tout bagage, une musette contenant un poncho-imperméable et un chandail, à la ceinture un couteau de chasse et en poche, 10 $ chacun dont 5 $ cachés dans un soulier, plus précisément dans une chaussette. Nous avons ainsi connu les prisons de Trois-Rivières, de Lévis et, pour quelques nuits, du palais de justice de Percé, prélude à d’autres geôles à Albany, à New-York, à Boston, à Montréal et même au poste de police de l’ancienne ville Saint-Louis. Voyager sur le pouce en Gaspésie l’année de l’affaire Coffin* n’était pas une sinécure : seuls les braves, les ivrognes et les mères de famille au grand cœur nous prenaient en pitié ! Aussi lorsque cette grosse voiture s’arrêta devant nous près de Ste-Flavie, ce fût une maman compatissante qui, voyant nos culottes courtes et nos couteaux à la ceinture, nous dit :
- Êtes-vous des scouts ?
- Oui, madame.
- Edgar, c’est des scouts !
- Pis après ? Avec leurs couteaux, ils vont entailler les sièges de mon char ou blesser un des enfants !

- Edgar, mon chéri, regarde comme ils sont maigres et sales ! Puis c’est des enfants !
- Bon d'accord, mais qu’ils te remettent leurs couteaux et « s’assisent », l'un en avant, l’autre en arrière !
- Montez les enfants ! On vous amène à Matane ! Vous allez dormir chez nous dans un bon lit propre, après un bon bain, un bon souper et je vais laver votre linge : il sera presque « sèche » demain matin ! Mais avant vous allez téléphoner à vos parents !
- Y a pas de téléphone chez nous !
- Si ça du bon sens ! Pauvres petits ! Marcher depuis Montréal dans la poussière et la gravelle !

La veille, nous avions dormi chez les Gilbert à Rimouski - Vous marchez depuis Montréal ? Si ça du bon sens ! -, pour nous, ils avaient ouvert une chambre d’enfants fermée depuis 30 ans suite à la mort accidentelle de leurs deux enfants âgés de 7 ou 8 ans.

Par la suite, nous avons été invités par un automobiliste en décapotable et en boisson à une noce à Port-Daniel.
- Mon Dieu ! Comme ils sont sales ! Ils marchent depuis Montréal, paraît-il ! Mangez, mangez les enfants ! Apportez-en avec vous pour à soir !

Et, après avoir manqué périr en mer, au large de l’île Bonaventure, à cause d’un patron-pêcheur ivre mort - Embarquez les gars ! On va faire le tour de l’île ! Ça va brasser ! Ça va vous laver ! C’est gratuit pour vous ! -, nous étions de retour au bercail, accueillis par ces exclamations maternelles :
- Mon Dieu que vous êtes sales ! Si ça du bon sens ! Allez vous laver à la rivière ! Je vais laver votre linge tout de suite ! Vos bas sont bons à jeter au feu !

Horrifiés, nous nous écriâmes en chœur :
- Non ! Non maman ! Pas nos bas ! Il y a nos cinq piastres dans nos chaussettes !!

— Yves Bernard

* Coffin était Innocent de Jacques Hébert, aux Éditions de l'Homme, 1958

Pâques 1950

En 1950, les chevaux parcouraient les rues de Montréal avec laitiers, boulangers et marchands de glace

La semaine précédant Pâques, on les ornait de guirlandes de fleurs de papier crêpé, le même type de fleurs dont les bouchers décoraient leur vitrine et leur jambon. Comme on trouvait ça joli !

Dans un Québec traditionnel et très catholique, l’apothéose de la fête de Pâques était la messe du dimanche mais, bien sûr, les préparatifs revêtaient une importance capitale.

D’abord les vêtements, pour ma mère, grande coquette très élégante, nous devions « étrenner de la tête aux pieds ».

Ne me parlez pas de température ! Aucune importance !

Ce sera léger manteau pastel, chapeau de paille, chaussettes et gants blancs. Pour mon frère : culotte courte et manteau marine, bas ¾ cependant. Nous étions très élégants et partions fièrement à la messe, nos pas s’ajustant à la température !

C’était une fête joyeuse où nous mangions traditionnellement le jambon, l’agneau* n’était pas encore très populaire chez les Québécois, ensuite plein de desserts et de chocolat, et, après 40 jours de carême que le Laura Secord était bon ! Autres temps, autres mœurs !

— Claire Provost

* L’agneau coûtait beaucoup moins cher que le jambon !

À noter à votre agenda
Brunch intergénérationnel
Le prochain brunch aura lieu le dimanche 15 mai
11 h à 12 h : Brunch
12 h à 13 h : Prestation du chœur intergénérationnel de La Maison des Grands-Parents de Villeray

Veuillez confirmer votre présence avant le jeudi 12 mai.

Activité gratuite.

Bienvenue à toutes les générations !