La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
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Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Automne 2016

Nous voilà déjà rendus à la rentrée. Rentrée scolaire ! Rentrée d’automne ! Rentrée télé, théâtrale ou littéraire ! La Rentrée ! À la Maison des Grands-Parents, pour moi, c’est la première rentrée. Je ressens l’excitation des rentrées scolaires quand on sait que l’on aura des défis à relever, des exigences à rencontrer, des apprentissages à faire, des relations à nouer ou à poursuivre et bien sûr du plaisir. Tout au long de l’année, nous ferons davantage connaissance. Nous établirons des liens. La Maison des Grands-Parents de Villeray est un milieu chaleureux et accueillant qui vogue tranquillement vers sa 25e année.

Au cours de l’été, nous avons accueilli une petite nouvelle, Estelle Rabeuf. Elle est, avec toute son énergie, son sourire et sa parlotte, la nouvelle coordonnatrice des activités. Nous lui souhaitons la bienvenue parmi nous. Elle vient compléter avec Jocelyne Lafontaine, une équipe d’employées dynamique et agréable. Cette petite équipe est entourée d’une grande équipe de bénévoles remarquables. La richesse de la Maison et de ses actions, ce sont ces personnes actives qui se complètent les unes les autres.

Je nous souhaite que cette rentrée nous donne du bonheur à tous et ainsi qu’à ceux et celles que nous accompagnons dans nos actions !

— Francine Goyette, directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Vous pouvez nous soumettre vos textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Le comité du bulletin, composé de trois bénévoles aînés, de la secrétaire et de la directrice générale, vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La date de tombée pour nous soumettre vos textes est le 31 octobre 2016.

Conseil d'administration et comité des responsables

Membres du conseil

Membres du comité

Carl Beauregard Ginette Morrier
Monique W. Jefford Suzy Roda
Christianne Lefebvre
Audrey St-Laurent
Julie Lefebvre Philippe Trolliet
Luc Marchand
Yves Bernard Gaétane Maya
Louise Bertrand Danielle Paquin
Johanne Cholette Marité Perron
Véronique Dorison Claire Provost
Gervaise Gingras Louise Surprenant
Monique W. Jefford Philippe Trolliet
Place aux nouvelles

La petite nouvelle

Bonjour à tous !

Si nous n’avons pas encore eu la chance de nous croiser, je me présente, je m’appelle Estelle et je suis la nouvelle coordonnatrice des activités de la MGPV.

Cela fait maintenant plus de deux mois que je suis arrivée dans cette belle maison pleine de sourires !

J’ai bien hâte d’apprendre à connaître tout le monde. Pour ceux que ça intéresse, je peux vous parler un peu de moi. Avant la MGPV, je travaillais à La Maison des enfants de l’île de Montréal où je m’occupais de la coordination de plus de 300 bénévoles par an. J’avais envie de me rapprocher du quotidien des bénévoles et des activités et c’est pour ça que la MGPV m’a tout de suite attirée, en plus de ses valeurs bien sûr. Il paraît que je suis un peu farfelue et assez bavarde, moi j’aime dire que je profite de la vie et que j’ai de la conversation ! Bref, assez parlé de moi, je vous laisserai me découvrir au fil des activités !

En terminant, je vous informe que nous avons ouvert une toute nouvelle page Facebook sur la MGPV. Elle vous tiendra informés des dernières nouvelles et bons coups à la MGPV. Pour les utilisateurs de Facebook, n’attendez plus : « aimez » la page et partagez-la. Voici le lien : https://www.facebook.com/LaMGPV/.

Au plaisir de rencontrer votre sourire prochainement !

— Estelle Rabeuf

De la belle visite de Suisse !

Je suis enseignante d’art, dans ce tout petit pays qu’est la Suisse. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce fabuleux endroit qu’est la Maison des Grands-Parents de Villeray. C’est dans une maison, à priori identique à celles du quartier que l’on me fait entrer. Mais une fois à l’intérieur, un grand salon, encombré de poussettes, se tient devant moi. Je vois à ma gauche, une friperie, et avant de faire un pas de plus, une dame plutôt âgée m’accueille chaleureusement. On me présente tout l’établissement, à l’étage, l’aide aux devoirs, les cuisines et au sous-sol, une grande salle permettant diverses activités manuelles et réunions, une bibliothèque se tenant à droite.

Je suis émerveillée. Comme mon village gagnerait à avoir une maison comme celle-là ! La plupart de mes élèves en difficulté rôdent, batoillent* dans le village après les cours et font régulièrement des bêtises. Ici, la tendresse de ces grands-parents adoptifs assagirait le plus tumultueux d’entre eux ! Je suis venue avec mon oncle Philippe afin qu’il me présente les lieux de son bénévolat quotidien et me permette d’assister à une activité, une fresque, avec des enfants en camp de jour.

Lorsque les enfants sont arrivés, nous sommes descendus et avons installé un immense papier sur les tables. Les jeunes se sont mis d’un côté de la table, et les accompagnants en face. Nous avons commencé l’activité, découpages, collages, paillettes, peintures et dessins des plus variés. Ces chenoilles* n’en sont pas, ils sont sages ! Et ce qui me surprend le plus, c’est qu’ils parlent plusieurs langues, l’une provenant de leur pays d’origine en plus de l’anglais et du français qu’ils commencent à intégrer. C’est fascinant d’entendre une sorte d’espéranto sortir de la bouche d’une fillette tentant de me dire son âge dans un mélange de polonais, d’anglais et de français.

La fresque est finie. Elle est plurinationale, pluriculturelle et plurimatérielle avec ses dessins, peintures et collages variés démontrant l’adresse de chacun dans son domaine. C’était une activité simple, légère et ressourçante. Nous avons tout essayé, techniques de dessin d’observation et de mémoire, tampons faits à partir de plumes et d’objets divers. Les enfants étaient preneurs, curieux et avaient envie d’apprendre. Que du bonheur !

Je pars de là étourdie, je n’ai pas vu le temps passer ! Je me suis « jetée dans l’activité », m’a-t-on dit. Je le crois volontiers. Heureusement que nous partons boire un café au Oui mais Non avec le reste de l’équipe de grands-parents. Sinon quoi, je me serais sentie bien triste de quitter si brusquement une si belle atmosphère. Et voilà que j’entends de belles histoires racontées par ces grands-mères aux passés divers et variés. Je sens que je vais apprécier mon cawa (café) ! Merci pour ces beaux moments !

— Julie Trolliet-Gonzalez

Lexique du Vaudois

* Batoiller : bavarder, parler à tort et à travers
* Chenoilles : chenapans

L'été et le camp de jour

À la MGPV, c’est toujours avec plaisir que nous attendons notre premier groupe de jeunes du camp de jour du Centre de Loisirs communautaires Lajeunesse. Et nous aurons par la suite la chance d’en recevoir cinq autres, soit un par semaine. Pour nous, aînés, c’est une cure de rajeunissement. Nous savons profiter de tous ces instants de pure joie.

Les jeunes s’y adonnent de tout cœur puisque selon leur groupe d’âge, nous choisissons l’activité qui convient. À l’arrivée, on fait connaissance et, histoire de se mettre au même diapason, on leur demande d’entonner une de leurs chansons préférées. C’est une excellente façon de briser la barrière qui, parfois, nous sépare un peu. Mais nous, les grands-parents de la MGPV, avons l’âge de notre cœur. Quelques notes, une mélodie et le tour est joué ! Nous favorisons le côté créatif de ces jeunes qui ne manquent pas d’enthousiasme.

Ensemble, nous partageons le repas, c’est l’instant favori des jeunes. Ils nous posent mille questions ou nous font part de leur histoire. Une fois le repas terminé, c’est pour eux le départ vers la piscine. Nous plaçons leurs œuvres dans un sac, car Bouffon, l’animateur du camp de jour, reviendra récupérer le tout, afin que nos jeunes amis les offrent à leurs parents.

Tout ça pour dire que l’âge n’a pas d’importance. Il s’agit d’avoir le cœur jeune !

— Colette Gosselin

Forum social mondial

Du 9 au 14 août 2016, un événement historique s’est déroulé à Montréal : le premier Forum social mondial (FSM) à avoir lieu dans un « pays du Nord ». Trente-cinq mille personnes ont participé à plus de 1 200 activités autogérées par des bénévoles. La semaine a culminé par un énorme rassemblement au parc Jarry les 13 et 14 août, en collaboration avec la Foire Écosphère Montréal 2016. C’est dans ce contexte qu’une équipe a été formée pour relever un défi ambitieux et exaltant : nourrir 1 000 personnes à partir de nourriture sauvée du gaspillage !

Sachant que le tiers de l’alimentation produite mondialement est gaspillé chaque année à travers le monde, l’équipe de bénévoles du FSM a organisé ce projet ayant pour but de sensibiliser les participants du forum sur l’importante et globale problématique qu’est le gaspillage alimentaire.

Les bénévoles ont récolté des aliments invendus auprès de marchands partenaires, notamment aux marchés Jean-Talon et Atwater ainsi que dans diverses boulangeries de Montréal. Des légumes « moches » ont également été récoltés pour compléter les denrées disponibles.

Les journées de jeudi et de vendredi ont été consacrées au cœur du projet, soit l’étape de la cuisine collective lors de laquelle les aliments récupérés ont été transformés en savoureux repas. Pour la cause, la Maison des Grands-Parents de Villeray a prêté sa cuisine. Nous étions bien contents de participer à cet effort collectif.

Source : site Web du Forum social mondial

La musique d'Info Jarry'V

Au fil des années, la Maison des Grands-Parents de Villeray avait accumulé un bon nombre d’instruments de musique : achats pour un projet d’arts ados-aînés, dons de particuliers et de bénévoles. Une demande d’un de nos partenaires, Emploi Jeunesse, pour un prêt d’instruments, s’est transformée en don. Les instruments serviront régulièrement et nous souhaitons longue vie à Info Jarry’V !

— Francine Goyette

MERCI !!! Oui, tous les jeunes d’Info Jarry’V remercient la Maison des Grands-Parents de Villeray qui nous a offert des instruments de musique : guitares, tam-tam, tambours,  batterie… Tous ces dons nous permettent aujourd’hui de proposer de nouvelles activités à nos jeunes des quartiers de Villeray, de Saint-Michel et de Parc-Extension.

Ces instruments permettent la découverte artistique, l’échange interculturel et les rencontres. Nous les mettons à disposition gratuitement pour tout le monde afin que chaque jeune et moins jeune découvre le plaisir de l’art musical.

J’aimerais citer l’un de nos jeunes : « Ça fait 15 ans que j’essaye d’apprendre la guitare, aujourd’hui, je peux enfin me pratiquer ». Et en plus, il est très bon !

Encore un grand merci à la Maison des Grands-Parents de Villeray pour votre magnifique don, et nous invitons toutes les personnes qui souhaitent apprendre un nouvel instrument ou donner des cours à venir nous rencontrer à Info Jarry’V, du mercredi au vendredi, de 12 h à 18 h, au 205, rue Jarry Est, à Montréal.

— Timothée Domenach, chargé de projet Info Jarry’V

Un atelier d'écriture, pourquoi ? pour qui ?

Écrire à « l’encre de tes yeux » (Cabrel) ou « avec mon sang » (Hugo) ou dans le plaisir tout simplement.

Se retrouver autour d’une table, oublier le quotidien ou… plonger dans son quotidien ! Être, pour deux heures, lié à sa feuille et à son crayon, se penser Voltaire, Beaudelaire ou Nothomb.

Écrire pour se souvenir, pour se décrire, pour rêver.

Raconter, inventer, imaginer, mentir vrai quoi !

Être soi et autre à la fois, sans prétentions, sans jugements, se trouver dans l’émotion ou dans les rires, recevoir des consignes, les respecter ou non, droit du lecteur et celui de l’auteur (Pennac).

Imaginer 1 000 vies, plonger dans ses souvenirs ou se projeter dans ses projets ou survoler ses rêves.

Écrire, pour qui ? pourquoi ?

Seulement pour soi, pour le plaisir de mettre en mots des évènements réels ou imaginaires. Jouer en écrivant, le faire sérieusement, sans se prendre au sérieux.

Personne n’espère le Goncourt, mais toutes s’amusent sans stress de performance. Philippe nous « anime » et tolère très bien un peu de délinquance.

Voilà pourquoi participer aux ateliers d’écriture est un vrai bonheur. On peut se permettre de l’essayer, ne serait-ce qu’une fois, pour découvrir ce monde de jeux de mots.

Attention, le danger de s’y plaire croît avec l’usage, mais est réservé aux seuls bénévoles de la Maison… raison de plus de le devenir !

— Claire Provost

Magasin-Partage de la rentrée de Villeray

Le jeudi 18 août dernier avait lieu le Magasin-Partage de la rentrée. Après des mois de travail du comité, les inscriptions en juin et juillet, le montage du mercredi, le gymnase du Patro Le Prevost s’ouvrait à 170 familles pour qui la rentrée des classes représente un fardeau financier très lourd. Trois cent seize enfants du primaire et jeunes du secondaire ont donc reçu sac d’école, boîte à lunch et effets scolaires gratuits. Les familles avaient également accès à l’achat de denrées alimentaires à 10 % du prix de vente en magasin. La Maison des Grands-Parents et ses bénévoles ont été très actifs aussi bien dans l’organisation, le repas de l’ensemble des bénévoles, la halte-garderie et l’accompagnement des familles. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette action communautaire !

Le prochain rendez-vous sera pour le Magasin-Partage de Noël. Si vous désirez vous engager dans ce mouvement de solidarité sociale, veuillez communiquer avec Estelle, coordonnatrice des activités.

— Francine Goyette


On avance plus vite la main dans la main.

Proverbe suédois


Qu'est-ce qu'un Magasin-Partage ?

Un slogan important… SOULAGER LA FAIM, NOURRIR L'ESPOIR

Un Magasin-Partage est plus qu’une épicerie, car il donne aux participants le pouvoir de choisir ses propres denrées. Il prône les valeurs de dignité, de prise en charge et de solidarité et permet aux personnes à faible revenu et à leurs enfants de briser leur isolement et de pouvoir magasiner comme tout le monde dans le respect et la dignité. Ainsi, chaque personne peut choisir ce qui lui convient.

Une contribution volontaire de 10 % du coût réel de l'épicerie est demandée aux participants. Ce geste leur permet de participer de façon dynamique à l'activité et de se sentir respectés. Les sommes d'argent recueillies sont aussitôt réinvesties dans le Magasin-Partage, afin de permettre à plus de résidants de bénéficier du service offert.

C’est 17 Magasins-Partage répartis dans autant de quartiers.

C’est 4 500 enfants qui reçoivent un sac à dos bien garni de fournitures scolaires et une boîte à lunch.

C’est 2 025 familles qui font une épicerie.

C’est 13 500 individus qui sont desservis et plus de 600 bénévoles en action.

Source : site Regroupement des magasins-partage

Popotes collectives et bébés bercés !

Cet été, les cuisines collectives n’ont pas pris de vacances ! Chaque mercredi venaient en alternance la cuisine collective et la cuisine collective des mamans. Je peux vous dire que lorsque Suzanne, l’animatrice, arrive avec ses chefs amateurs, c’est un défilé de sourires, de bonnes odeurs et de partage.

Une semaine sur deux, les mamans viennent accompagnées de leurs bébés. Elles les laissent aux bons soins de nos bénévoles de la halte-garderie qui les bercent pendant que maman cuisine de bons petits plats pour la famille. Lorsque vous passez près de la halte-garderie, ne soyez pas surpris d’entendre des gazouillis et des berceuses. Que de beaux moments pleins de douceur !

Certaines mamans aiment tellement venir à la Maison des Grands-Parents de Villeray qu’elles étirent leur présence à la friperie ou sont volontaires pour nous aider. Ainsi, le 30 août dernier, deux mamans de la cuisine collective sont venues réorganiser et trier le garage qui nous sert de réserve pour la friperie. Ouf ! Tout un défi les attendait ! Boîtes, découvertes et rires étaient au programme. Grâce à elles, nous sommes prêts à affronter les saisons qui s’en viennent.

— Estelle Rabeuf

Page Facebook de la MGPV

Le saviez-vous? La MGPV a ouvert une toute nouvelle page Facebook. Un moyen pour vous d’être informé des événements, des bons coups et nouveautés de La Maison.

N’attendez pas et aimez notre page!
https://www.facebook.com/LaMGPV/

L'aide aux devoirs à la Maison des Grands-Parents de Villeray

Je me suis impliquée comme bénévole à la Maison des Grands-Parents de Villeray il y a déjà cinq ans à l’aide aux devoirs. Comme tous ceux qui débutent, je me suis demandé si je saurais le faire correctement, car je n’avais pas d’expérience avec des jeunes du primaire. Je me suis donc prudemment proposée comme remplaçante.

Voici comment les rencontres se déroulent. Nous arrivons au sous-sol vers 15 h et les bénévoles discutent ensemble en mangeant quelques petites gourmandises qui nous viennent de la cuisine. Puis deux ou trois d’entre nous vont chercher les enfants à l’école Hélène-Boullé. Les plus âgés des enfants arrivent seuls. Une belle collation les attend et lorsque c’est l’anniversaire de l’un d’entre eux, nous le soulignons avec un gâteau et des chandelles accompagnés d’une carte de souhaits. Puis, vers 16 h, tous les bénévoles se répartissent dans les trois étages de la Maison, dans un coin tranquille, avec l’enfant qui leur a été assigné au début de l’année. Ce sont les enseignants qui repèrent les enfants qui ont besoin d’aide dans leur classe. Nous consultons l’agenda de l’élève pour savoir quels sont ses devoirs. S’il n’en a pas ou qu’il n’a pas son agenda, nous avons des cahiers d’exercices appropriés pour chaque année du primaire. Nous ne sommes pas laissés à nous-mêmes, la coordonnatrice des activités vient nous dépanner et les autres bénévoles plus expérimentés peuvent aussi nous conseiller. Nous avons aussi parfois des formations données par des pédagogues qui nous fournissent des outils pour mieux les aider.

Lorsque des difficultés surgissent, on peut écrire un petit mot à l’enseignant dans l’agenda et la coordonnatrice peut appeler soit les parents, soit l’école. Ce n’est pas toujours facile. Il faut être patient, car certains ont de graves difficultés à l’école, ou dans leur vie personnelle, qui les empêchent de se concentrer. Il faut se rappeler que l’on ne remplace pas l’enseignant, que les enfants ont déjà toute une journée d’école dans le corps et que parfois jouer peut aussi être un moyen d’apprendre. Il faut prendre soin de créer un lien avec lui, en un mot, il faut beaucoup d’amour ! La durée des devoirs varie selon le niveau. On termine par des jeux ou du bricolage.

Cela fait trois ans que je m’occupe du même enfant et c’est tout à fait fascinant de voir son évolution. C’est plus facile, car nous avons notre routine. Je connais ses forces et ses faiblesses et je sais comment le motiver. J’aime lui faire des surprises, lui faire découvrir un nouveau jeu.

Un beau reportage a été présenté à ICI Radio-Canada Télé le 14 juin dernier. L’équipe de l’émission Remue-Ménage est venue nous filmer et nous questionner sur notre travail. L’émission rend bien compte de ce que les enfants et nous-mêmes, les grands-parents, retirons comme bienfaits de cette activité. L’intergénérationnel est bien ce que nous visons à la Maison des Grands-Parents et comme le disait Philippe Trolliet dans le reportage : « Quand je ne pourrai plus entendre crier et jouer les enfants, je serai mûr pour le bac vert de recyclage ou même le brun de compostage ».

Pour voir le reportage, tapez : ici.tou.tv/remue-menage, ensuite plus bas dans la page, sélectionnez Saison 1, Épisode 3.

— Ginette Morrier

Tradition du 5 à 7 de la Rentrée

Le 13 septembre, à la MGPV, ça bourdonne de paroles, de rires, de plaisir. C’est une tradition bien ancrée à la MGPV de recevoir ses bénévoles pour un 5 à 7 début septembre. Quel plaisir de retrouver ce groupe amical et motivé à entreprendre une nouvelle année !

Nous suivons le calendrier scolaire quoique certaines activités ont lieu durant l’été.

Plusieurs visages connus et quelques nouveaux qui sont toujours bien acceptés par les habitués de la Maison. On échange avec dates, souvenirs de vacances et projets d’automne.

La vie active reprend ses droits avec le plaisir de participer à cette vie communautaire. Il est bon de se savoir utile et chaque participant apprécie les retrouvailles et le délicieux goûter, vraiment, nos cuisinières se sont surpassées !

L’animation joyeuse et décontractée de Francine apporte des sourires sur tous les visages. La « farfelue en chef » était bien sympathique. Tous appréciaient l’implication et la passion des nouvelles recrues de la MGPV.

La Maison, malgré le changement de personnel, garde la même ouverture : généreuse, participative et inclusive. Pour certains, c’est une deuxième maison et il faut qu’elle soit toujours aussi chaleureuse ! Merci à tous d’y contribuer et bonne année !

— Claire Provost

Accès-Loisirs Villeray

Pour une troisième année, le 14 septembre dernier, la Maison des Grands-Parents de Villeray a recueilli les inscriptions de la session d’automne au Programme Accès-Loisirs. Ce programme permet l’accès gratuit à des activités sportives ou culturelles à des personnes et des familles à faible revenu.

Ce sont divers partenaires du quartier et de l’arrondissement qui offrent ces activités pour enfants, adolescents, adultes et aînés. La MGPV fait partie du comité organisateur avec le Patro Le Prevost, le Centre de Loisirs communautaires Lajeunesse et l’arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension.

Un grand merci aux bénévoles qui ont accueilli et orienté chaleureusement chacune des personnes présentes, malgré une coupure d’eau qui a compliqué la vie. Prochain rendez-vous en janvier 2017.

— Francine Goyette

Vente manteaux d'hiver pour adultes

Le 15 septembre 2016, 10 h, on sonne à la porte. Il est temps d’ouvrir ! Nous avons annoncé notre première vente d’hiver. Manteaux d’hiver adultes à 5 $, manteaux et habits de neige enfants à 3 $, patins et bottes à 3 $. Bons prix, bonne qualité ! Pas mal de choix ! Un bel étalage !

10 h 05 : 15 personnes magasinent déjà à la friperie. En cours de journée, plus de cent personnes sont passées. Les commentaires et les marques d’appréciation étaient courants. Le temps se rafraichit doucement et on sait que l’hiver est à nos portes. L’accès aux vêtements d’hiver aidera des familles à baisser le niveau de stress.

Le travail de nos bénévoles en valait la peine ! Que de sourires sur les visages ! Le sentiment d’une action positive accomplie, nos fripières dormiront bien ce soir.

— Francine Goyette

Jardin collectif

La MGPV œuvre au cœur du quartier Villeray et, quand l’espace le permet, se rend toujours disponible pour aider les organismes. Encore cette année, elle a accueilli un jardin collectif sur la terrasse. Cette activité se poursuit depuis plus de quinze ans.

Une bouffée d’air frais dans son environnement urbain.

— Claire Provost

La rentrée en chansons

Une fois de plus, c’est la rentrée à la MGPV et le chœur intergénérationnel de la Maison des Grands-Parents de Villeray ne fait pas exception.

Après une prestation très appréciée lors de la Fête nationale sur la Place de Castelnau sous un soleil radieux, nous reprenons nos activités. La rentrée 2016 s’inscrit dans la continuité cette année avec notre directeur musical, Gérard Parent. Plusieurs choristes poursuivent la belle aventure de chanter ensemble, ainsi que de nouvelles personnes que nous accueillons avec joie.

Nous aurons, comme à chaque année, un nouveau répertoire francophone que nous avons tous hâte de découvrir.

C’est un rendez-vous à ne pas manquer le jeudi 22 septembre, à 14 h 30 ainsi que tous les jeudis qui suivront.

L’activité est gratuite et ouverte à toutes les personnes de 8 à 88+ ans avec ou sans expérience en chant choral ou en chant tout court. Les inscriptions se sont faites en cours d’été. Victime de son succès, le chœur affiche complet. Nous avons même une liste d’attente !

Au plaisir de chanter ensemble !

— Marité Perron

Place aux bénévoles

Brèves rencontres...

En cette Maison, vous le savez, nous sommes fort nombreuses à bénévoler — nombreuses, parce qu’ici, le féminin l’emporte largement sur le masculin ! Nombreuses, oui, et venant d’horizons des plus divers. Et nous côtoyant au travers de toutes nos activités. Bien sûr, en nous parlant, en apprenant à nous connaître et à nous apprécier pour ce que nous fûmes et ce que nous sommes. Et, plus souvent qu’on se l’imagine, des amitiés se créent...

Eh oui, on ne sait trop où cela commence, mais c’est arrivé... c’était, peut-être, après les heures passées avec des enfants un peu turbulents, ou avec un groupe d’ados, où encore une fois la cuisine faite...

— Viendriez-vous prendre un café ?

Et c’est ainsi que l’on s’est retrouvées autour d’une table, c’était au Java mythe, ou au Oui mais non, au Pinocchio, au Mysterium — le quartier regorge de petits endroits sympas où s’asseoir entre amis !

Cela n’arrive pas qu’une fois, oh que non ! vite cela devient une habitude... et même, presque, une nécessité, un lieu où l’on peut échanger sur ce que l’on vient juste de faire... et, mais vous le savez, une conversation, c’est une promenade dans nos pensées, nos joies ou nos tristesses, nos espoirs, c’est une agréable et chaleureuse errance... et, parfois...

— Irait-on dîner ?

L’une ou l’un connaît un joli restau, l’on s’y retrouve... des moments de bonheur tranquille...

Comment naissent ces amitiés, nul ne le pourrait dire... mais elles se développent, elles croissent. Et, un jour...

— Si vous veniez à mon chalet ?

Cela commença chez l’un, se poursuivit chez l’une, cela fut des promenades à la campagne, ou la visite d’un monastère... de l’Oratoire... Et même, c’était le début de l’été, à Saint-Adolphe-d’Howard, au chalet de Ginette, au bord du lac. Nous étions une dizaine, trois voitures, le repas à l’ombre des grands arbres, il en est qui se sont laissées tenter par la nage, d’autres firent un tour de pédalo...

Oh ! oui... la Maison des Grands-Parents voit aussi naître de joyeuses amitiés !

— Philippe

Coin du souvenir

La prison, l'exil et la terre natale

C’est décidé, demain, 11 février 1834, je m’évade de cette prison maudite ! Mon plan est prêt ! Je connais tous les recoins de cette ancienne abbaye de Clairvaux, fondée en 1155 par Saint-Bernard ! Ma journée est faite : je quitte l’Europe, l’air marin brûlera mes poumons ! Tu ne sais ni où tu vas ni pourquoi tu vas !* Demain je serai loin ! J’irai en Amérique refaire ma vie ! Là-bas je fonderai une famille ! Puis je reviendrai finir mes jours au pays natal ! Les femmes soignent ces féroces infirmes retour des pays chauds !* (ou froids !).

… Longtemps je me suis demandé d’où me venait cet intérêt pour les prisons où je quémandais l’asile d’une nuit partout où je passais ; et pourquoi j’avais choisi de faire ma thèse d’architecture, en 1962, sur cette abbaye de Clairvaux dont j’ignorais tout ?

Et pourquoi je me suis exilé si souvent dans des villes de pays lointains dont je ne parlais pas la langue ? et pourquoi, encore tout enfant, j’admirais le forçat intraitable sur qui se referme toujours le bagne ?* De quel ancêtre avais-je hérité ce goût amer des prisons et des voyages ? J’ai vécu partout ! Je n’en finirais pas de me voir dans ce passé ! Qu’étais-je au siècle passé ?* Maintenant je sais ! Dans mes veines coule le sang d’un jeune forçat évadé, de 1834 : mon arrière-arrière-grand-père** !

Aujourd’hui encore, régulièrement, je me retrouve enfermé dans des prisons sinistres d’où je dois m’échapper, ou perdu dans des ports inconnus que je veux quitter sans le pouvoir ! Mais m’évader ou revenir d’exil est aisé : je n’ai qu’à ouvrir l’œil pour me réveiller dans mon lit, rue de Gaspé !

— Yves Bernard

* Arthur Rimbaud, Une Saison En Enfer
** Philippe Bernard, Zacharie (pour la vie de mon ancêtre), Septentrion, 1998

Au revoir et merci

À la veille de mon déménagement à l’extérieur du quartier, je pense à la Maison des Grands-Parents.

Une maison accueillante où j’ai toujours reçu un appui moral mais aussi des sourires.

J’arrivais parfois avec le moral un peu bas et j’en repartais avec, moi aussi, un sourire à partager.

Un grand merci pour cette douzaine d’années heureuses. Au revoir.

— Huguette Saint-Louis

Le temps de lire

À la bibliothèque de l’école, nous empruntions des livres, trois par semaine, il fallait bien sûr les retourner !

Un jour, un livre m’apporta tant de joie que je n’ai pas voulu le rendre.

L’avais-je volé ? Je ne crois pas, je me sentais incapable de m’en séparer, c’était tout.

Félix Leclerc avait écrit cet « Andante » en 1944 (année de ma naissance) et dix ans plus tard, ces mots consignés sous sa couverture cartonnée me rejoignaient au plus profond.

Je découvrais la poésie québécoise, les mots d’ici, une réalité empreinte de charme, j’aimais « ces écharpes de brume » et « ces petits soleils pendus dans chaque goutte de rosée ».

J’aimais ces mots simples, une tendresse quotidienne, je me sentais privilégiée de lire et de relire ces pages déjà jaunies.

Plusieurs années plus tard, la relecture, que j’en ai faite, m’a révélé tout le côté poétique mais aussi religieux des textes, mais, en 1954 notre quotidien était imprégné de religion, nous en étions inondés, une enfance à l’eau bénite dirait Denise Bombardier.

Je ne voulais pas remettre le livre, je prétextais l’avoir oublié, perdu ou prêté.

Qu’importe le motif, je n’ai plus eu droit qu’à deux livres par semaine pour le reste de l’année.

Je me promettais de le rapporter l’année suivante. Je ne pouvais vivre avec la pensée d’être une voleuse, pourtant l’été a passé, mon « Andante » a été remplacé par d’autres amis littéraires et le temps a filé.

Lors d’un déménagement, de très nombreuses années plus tard, j’ai reconnu au fond d’un placard la couverture bordeaux d’un vieux livre. C’était bien mon Félix Leclerc, qui, entre-temps, était devenu célèbre !

J’ai encore dans ma bibliothèque ce livre qui me rappelle le méfait de mes dix ans et je le regarde avec tendresse… il portait en lui tant de bonheur pour moi.

Je n’ai pas volé de livre, mais j’ai conservé près de moi un peu de poésie pour enjoliver mon quotidien.

Si sentence je méritais, il y a prescription !

— Claire Provost

Poésie
Bonjour à toute l'équipe de la Maison ! Je suis une maman de Villeray qui fréquente la MGPV depuis l'hiver dernier et je lis les bulletins Mémoire collective lors de leur parution. Comme vous publiez régulièrement de jolis poèmes, j'ai pensé vous acheminer celui ci-dessous que je trouve splendide et qui me semble tout indiqué !

À bientôt,

— Nathalie Daoust

Youth

La jeunesse n’est pas un moment de la vie – c’est un état d’esprit. Ce n’est pas une histoire de joues roses, de lèvres rouges et de genoux souples, c’est une histoire de volonté, une qualité de l’imagination, une vigueur des émotions. C’est la fraîcheur des sources profondes de la vie. La jeunesse signifie la victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. Souvent, on la rencontre chez un homme de soixante ans plutôt que chez un jeune de vingt ans. La vieillesse ne se mesure pas simplement au nombre des années. On vieillit quand on a déserté ses idéaux.

Les années rident la peau mais abandonner son idéal ride l’âme. Les soucis, les peurs et les doutes de soi font courber le cœur et retourner l’esprit à la poussière.

Qu’il ait soixante ou seize ans, il y a dans chaque cœur humain l’attrait de l’émerveillement, l’enchantement des étoiles et des choses ou des pensées d’étoiles, le goût téméraire des défis, l’insatiable appétit de l’enfant pour « et après ? » et la joie du jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute, aussi jeune que votre confiance en vous, aussi vieux que votre peur ; aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre désespoir.

Au centre de votre cœur et de mon cœur, il y a une station radio qui capture les ondes ; aussi longtemps qu’elle captera des messages de beauté, d’espoir, de fête, de courage et de puissance venus des hommes et de l’Infini, nous resterons jeunes.

Quand l’antenne est baissée, quand votre esprit est recouvert de la neige du cynisme et de la glace du pessimisme, alors vous vieillirez, même à vingt ans. Mais tant que votre antenne est levée pour capter les ondes d’optimisme, il y a des chances pour que vous mourriez jeune à quatre-vingts ans.

Samuel Ullman (1840-1924), traduction de Madeleine Le Jeune

À noter à votre agenda
Vente d'artisanat
Le jeudi 24 novembre de 10 h à 16 h. Vous y trouverez des articles uniques confectionnés par les bénévoles de l'artisanat, couvertures, foulards, pantoufles, vêtements de bébés, etc.
Vous pourrez profiter de cette occasion pour vous procurer des cadeaux à offrir à la famille et aux amis.
Bienvenue à tous !
Brunch intergénérationnel
Le prochain brunch aura lieu le dimanche 20 novembre dans le cadre de la Journée mondiale de l'enfance
11 h à 12 h : Brunch
12 h à 13 h : Animation/discussion « Ça prend tout un village pour élever un enfant »
Veuillez confirmer votre présence avant le jeudi 17 novembre. Bienvenue à tous !
Activité gratuite !