La Maison des Grands-Parents de Villeray

 
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Mémoire collective

Le bulletin Mémoire collective est une publication trimestrielle qui a pour but d'informer et de divertir les membres et l'entourage de la Maison des Grands-Parents de Villeray.

Normalement publié en format papier et distribué gratuitement par la poste régulière, le bulletin est également disponible dans internet en version abrégée. Vous pouvez vous procurer la version papier du bulletin Mémoire collective, en communiquant avec nous par téléphone ou par courriel. Nous sommes également en constante recherche de textes à publier; alors si vous êtes intéressés, remplissez le formulaire « À vos plumes ».

Été 2018

Ouf ! ouf ! et ouf ! L’été arrive ! Quelle année passionnante nous venons de passer. Haletante, également ! Fin du printemps, la Maison s’endort un peu ! Il est temps pour tous d’être plus à l’extérieur, de vivre notre été si court. L’équipe de bénévoles souffle un peu. Certains resteront en poste tout l’été, car l’accueil et la friperie tournent tout de même. Nous accueillerons les enfants de camps de jour comme à l’habitude, avec bonheur et joie.

L’équipe de travail prendra doucement des vacances bien méritées, une à la fois. L’été est surtout, pour nous, le moment pour planifier, réfléchir et préparer l’automne qui revient déjà dans notre tête. Bon été !

— Francine Goyette, directrice générale



Invitation à nous proposer des textes

Nous publions des textes qui rejoignent notre mission : l'intergénérationnel et ce qui en découle. Nous vous invitons à soumettre vos textes. Le comité du bulletin vous informera si votre texte est retenu. Nous attendons donc vos écrits.

La prochaine date de tombée pour le prochain bulletin est le 17 août 2018.

Conseil d'administration

Chers bénévoles,

Vous n’avez cessé de m’impressionner par l’énergie et le dévouement que vous donnez, année après année, à la Maison des Grands-Parents de Villeray ! Au risque de me répéter, vous faites des merveilles pour soutenir l’équipe du personnel qui a dû pourvoir trois fois plutôt qu’une, dans un court laps de temps, le poste de coordonnatrice des activités.

C’est maintenant au tour du conseil d’administration de connaître un renouvellement important cette année. Deux postes jeunes et deux postes aînés ont en effet été renouvelés lors de l’assemblée générale. Carl Beauregard, Audrey St-Laurent, Monique Jefford et moi-même avons quitté le conseil. Carl, Audrey et moi y étions depuis quatre ans, Monique, depuis six ans. Nous les remercions chaleureusement pour avoir consacré de leur précieux temps afin d’aider notre Maison à poursuivre sa mission de façon efficace, grâce à leur vigilance et à leurs conseils. Des personnes généreuses ont accepté de prendre la relève : Johanne Cholette et Claude Moquin pour les postes aînés, Fabienne Barbe et Alexandre Fournier pour les postes jeunes. Nous leur souhaitons d’accomplir leur travail dans la joie et l’harmonie !

J’ai eu beaucoup de plaisir à vous représenter comme présidente du conseil durant deux ans. J’ai aussi beaucoup appris en exerçant la fonction d’administratrice ; je trouve très sain que le plus grand nombre de bénévoles possible puissent un jour faire cette expérience.

Bonnes vacances estivales à tous et à toutes.

— Ginette Morrier
Présidente sortante du conseil d’administration

 

Nouveau conseil d’administration

Julie Aubin
Fabienne Barbe
Johanne Cholette
Lorraine Dubuc
Alexandre Fournier
Colette Gosselin
Leila Lajevardi-Fatemi
Luc Marchand
Claude Moquin

 

AGA du 6 juin 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Place aux nouvelles

Rencontre des Maisons des Grands-Parents

Le jeudi 12 avril dernier, les représentants des six Maisons des Grands-Parents se sont déplacés à Québec pour rencontrer Mme Francine Charbonneau, ministre responsable du Secrétariat aux aînés du Québec. Pour la MGPV, c’est Colette Gosselin, membre du conseil d’administration et moi-même, qui étions déléguées. Un tour de table a permis à chaque Maison de mettre en lumière les réussites de la dernière année, mais aussi les besoins criants que certaines des Maisons vivent. Nous avons reçu un accueil chaleureux et pu remarquer l’écoute attentive de la ministre ainsi que d’une représentante du ministre de la Famille. Il nous reste à voir si cette sensibilisation portera fruit !

— Francine Goyette


Cabane d"oiseaux

Vous marchez sur Jarry, vous passez devant les bureaux d’Emploi Jeunesse, et, dans la vitrine, vous voyez une dizaine de cabanes d’oiseaux ; alors peut-être vous demandez-vous ce que ces cabanes toutes bariolées de jolies couleurs font là ? Elles sont le résultat de l’activité du 17 avril avec les jeunes adultes de Jeunes en action.

 

Nous les avions montées, peintes, décorées… et mises là à sécher pendant que nous allions manger un des délicieux repas que nous avait préparé Thérèse. Et nous n’aurions jamais pensé à parler de ces cabanes si nous n’avions pas remarqué que nombre de passants s’arrêtaient et longuement les contemplaient !

— Philippe Trolliet




Outils de paix

Dans le but de faire connaître des histoires de paix pour le 375e de Montréal, Outils de paix, un réseau d’organismes communautaires nous a interpellé afin de participer au projet. Nous avons donc mis en valeur l’activité conjointe avec Motivation-Jeunesse, car elle contribue à engager un dialogue dans la communauté, elle est rassembleuse et bâtit des ponts durables et solides entre jeunes et aînés. L’action fait la promotion d’une communauté pacifique, inclusive et non violente.

www.outilsdepaix.org

— Francine Goyette

Don de vêtements

En avril, nous recevions un don important. Nous remercions Lennie Moreno, propriétaire de l’entreprise Sofdesk, ainsi que son équipe qui nous ont généreusement fait don de plusieurs dizaines de sacs de vêtements pour notre friperie ! Merci à tous !

Il faut souligner l’apport de Centraide du Grand Montréal pour avoir fait le lien entre les deux organisations.

— Francine Goyette

Journée des bénévoles

Il est de ces jours où on voudrait arrêter le temps comme le 24 avril dernier, une journée exceptionnelle, une journée d’été tellement méritée avec cet hiver qui n’en finissait pas de finir ! Le soleil éclaboussait la ville et remplissait de gaieté le cœur des bénévoles qui, d’un pas léger, se rendaient à la MGPV pour un dîner bien spécial. Cette activité s’insérait dans la semaine du bénévolat et la MGPV voulait remercier ses bénévoles.

Une cinquante de bénévoles se sont retrouvés au sous-sol de la maison qui, loin d’être triste, malgré son manque de fenêtres, se trouvait éclairé de l’intérieur avec ses nappes jaunes, vertes, bleues et ses bouquets de fleurs sur chaque table. On aurait dit des tables de mariage ! Peut-être celui de la disponibilité des bénévoles et de la reconnaissance de la Maison ?

L’atmosphère était des plus conviviale, le repas, grâce à Thérèse et à son équipe, fut à la hauteur : crevettes, avocats, mangues, prosciutto, fromage, encore et encore ! Une table de fête, des rires, des fous rires, des échanges. Le bonheur, tout simple, de se retrouver entre pairs.

Merci à l’équipage de Francine de nous permettre ces chaleureuses rencontres. Quel beau navire que la MGPV !

— Claire Provost

Un merci bien sucré !

Je voudrais, aujourd’hui, rendre un hommage particulier à nos cuisinières, ces fées de l’éphémère. Elles travaillent fort et dans l’ombre pour donner à la MGPV une allure de vraie maison. Une fête de fin d’année, un brunch de la rentrée ou un 5 à 7, toujours une table bien garnie et comme par magie tout se déroule à merveille ! C’est beau, c’est bon, c’est généreux ! Nos cuisinières entendent-elles toujours les ronrons de satisfaction ? D’autres jours, d’autres activités et voilà les gâteaux d’anniversaire de l’aide aux devoirs, les pâtissières satisfont, le plus possible, le goût des jubilaires et défilent red velvet, triple chocolat, gâteau aux carottes et tant d’autres délices !

Les heures passées à la cuisine sont vite oubliées devant la mine gourmande des participants qui engloutissent le tout en quelques minutes ! Merci à nos invisibles et si talentueuses artisanes du quotidien.

— Claire Provost

Visages pluriels

La Maison des Grands-Parents de Villeray est de plus en plus connue et reconnue… et ainsi nous y arrivent parfois d’étonnantes demandes ! Ainsi, en mars, le Centre de lecture et d’écriture (CLÉ), un organisme du Plateau, était à la recherche, pour un projet, d’aînés inspirants. Un des leurs, Pierre-Marc Asselin, vint même rencontrer les bénévoles que le message avait intéressés pour leur en parler… et c’est ainsi que six visages connus de la Maison se retrouvent sur un site internet nommé Visages pluriels, où l’on découvre quinze portraits écrits et quinze courts vidéos. Googlez ce nom, Visages pluriels… et vous les retrouverez.

— Philippe Trolliet



Une maison bien en ordre

La Maison des Grands-Parents est logée dans une solide et vieille bâtisse, encore élégante. Quelques fois, souvent même, des coins se détraquent et demandent assistance immédiate !

Voici l’équipe de bénévoles bardée de tournevis, de pinces, de rubans adhésifs, capable de faire des miracles pour que tout fonctionne comme sur des roulettes ! Que la maison se trouve chanceuse d’avoir ces as de la rénovation sous la main.

La compétence au bout des doigts, la générosité et la disponibilité de ces anges permettent à la MGPV de bien se tenir et d’avoir fière allure.

Merci à ces très chers travailleurs, vous nous êtes indispensables !

— Claire Provost

Les enfants tricotent aussi...

La réputation des bénévoles qui tricotent avec les enfants à l’école Gadbois de la rue Saint-André depuis 2016 s’est étendue à l’école Marie-Favery de la rue Christophe-Colomb. Au cours de la matinée du 10 mai 2018, cinq bénévoles ont visité trois classes de 5e et 6e année à l’école Marie-Favery pour les initier au tricot à l’aiguille. L’invitation de la direction de l’école avait pour but de faire côtoyer des grands-parents avec des enfants. Je crois que les enfants y ont trouvé leur compte, car l’intérêt était bien palpable. Après avoir eu un tricot entre les mains et avoir réussi à tricoter un rang ou deux, je suis confiante qu’on a accroché quelques mordus parmi la quarantaine d’élèves et les trois professeures rencontrés. Je tiens à souligner l’implication des bénévoles. On trouve notre récompense dans la joie que les enfants de l’école Gadbois expriment lorsqu’ils ont complété leur tricot, dans leur reconnaissance et dans les câlins et les remerciements qu’ils nous distribuent.

À la session artisanat du mardi après-midi, quelques jeunes mamans sont venues nous visiter depuis janvier, quelques fois avec leur bébé. Les tricoteuses travaillent déjà sur des morceaux à offrir en vente au prochain Marché de Noël. Parmi elles, il y a les spécialistes des couvertures, des pantoufles, des foulards, des bas, des morceaux variés et de la finition des pièces abandonnées. Nous avons beaucoup de matières premières de toutes sortes, mais pas assez de temps pour toutes les utiliser.

— Louise Bertrand

Assemblées extraordinaire et générale annuelle

18 h pile, pour l’assemblée extraordinaire concernant les modifications aux règlements, Ginette Morrier, présidente sortante, et Francine Goyette expliquent très clairement les amendements.

Avant l’assemblée générale annuelle, descendons au sous-sol pour le goûter. Tout se fait dans la bonne humeur, plus de 40 membres sont présents.

19 h, on recommence. Ginette Morrier anime l’assemblée. Elle présente le bilan du C. A. et Francine, secondée par Sophie, celui des activités. Le ton est enjoué, Francine rend le tout bien vivant, mais il y a quand même beaucoup d’informations à passer. Les nouveaux membres du conseil, élus par acclamation, ont pris la parole et fait part de leurs motivations. Belle participation, on peut voir que la MGPV a vraiment un impact dans Villeray.

Rendue chez moi, je décide de lire le rapport d’activités 2017-2018 qu’on nous avait remis à l’arrivée. Quelle surprise de constater la qualité du document, c’est clair, net, bien illustré et d’une lecture facile, des dessins ou photos égaient chaque page. L’aspect visuel s’avère d’une qualité exceptionnelle.

Le ramage est à la hauteur du plumage ! Penser être émue à la lecture d’un rapport annuel était plus qu’improbable, pourtant, voir défiler au cours de ces 60 pages tant de dévouement, d’actions concrètes, d’implications et de générosité de la part des bénévoles ne peuvent laisser indifférents. Cent sept personnes qui croient qu’on peut changer le monde, notre monde, une action à la fois.

Rien de tout cela ne serait possible sans une direction motivée, impliquée. À la MGPV, on n’arrête pas d’innover, de lancer de nouvelles activités, de nouveaux partenariats.

La Maison a déjà 26 ans et elle doit continuer pour encore bien longtemps, elle est un joyau au cœur de Villeray.

— Claire Provost

Visite du Nunavik

Sarah Fraser, professeure à l’Université de Montréal, a fait récemment appel à nous. Elle travaille avec des partenaires du Nunavik au développement de Maisons de la Famille dans différentes communautés. La délégation désirait visiter des organisations de Montréal. Leurs nombreuses questions concernaient le fonctionnement, les programmations et les défis à relever. Notre approche inter-générationnelle, une valeur importante pour elles, les inspirait. Nous les avons donc reçues, le jeudi 7 juin, pour deux heures d’échanges passionnants.
Je tiens à remercier Colette Gosselin et Audrey St-Laurent, du conseil d’administration, qui les ont accueillies et guidées.

— Francine Goyette

Visite d'élues

Branle-bas de combat ! Tous sur le pont ! De la grande visite s’annonçait ! Il y a quelques mois, un fonctionnaire municipal me contactait pour une belle occasion de transmission de connaissances sur notre bel organisme. Montréal allait recevoir le 30e colloque du Carrefour action municipale et famille en juin. Sous le thème « 30 ans d’engagement, tourné vers l’avenir », 250 élus municipaux de tout le Québec allaient converger vers Montréal et la Maison des Grands-Parents de Villeray était sollicitée pour y participer. Dans un programme de deux jours, une visite terrain de cinq organismes fut prévue. La MGPV figurait sur ce programme en compagnie du Centre culturel Notre-Dame-de-Grâce, du Regroupement Partage, du Regroupement des éco-quartiers et de l’arrondissement de Saint-Léonard.

Le 15 juin, c’est donc une dizaine d’élues curieuses qui se présentaient à la Maison pour visiter notre belle et grande famille. Accueillies chaleureusement, elles sont reparties enchantées et pleines d’idées pour leur municipalité respective. L’intergénérationnel et la MGPV rayonnent !

— Francine Goyette

Témoignage

Lorsque j’ai pris ma retraite du monde de l’éducation, j’ai mis trois longues années avant de penser à trouver une forme de bénévolat qui mettrait à profit les compétences développées au cours de ma carrière. Durant cette période, j’avais plutôt opté pour du bénévolat de type événementiel, une fois l’an, en lien avec mes intérêts, mais bien loin du monde de l’éducation. Étant résident de Villeray à l’époque, j’avais bien souvent remarqué la « Maison des Grands-Parents » en me demandant ce qui pouvait se passer là et si ça pourrait répondre à mes aspirations. J’ai dû mettre une autre année pour passer de l’intention à l’action… Puis, dans une petite annonce parue dans le journal local, j’ai constaté que l’organisme était toujours à la recherche de bénévoles pour l’activité « aide aux devoirs ». J’y ai vu l’occasion d’aller de l’avant dans mon projet de bénévolat. J’ai donc contacté l’organisme pour offrir mes services et on m’a gentiment proposé une rencontre.

J’étais loin de me douter qu’en plus des nombreuses activités offertes, l’organisme avait développé des armes de « séduction massive » ! En effet, lorsque je me suis présenté à la Maison des Grands-Parents, je n’ai même pas eu le temps de sonner à la porte qu’une charmante personne est venue m’accueillir tout en me gratifiant d’un immense sourire… Et que dire de ma rencontre avec Francine, la directrice… Dès les premiers instants, avec des étincelles dans les yeux, elle sait très bien vendre toutes les belles réalisations de l’organisme et le dynamisme des gens qui s’y investissent. Elle a cette capacité de vous mettre à l’aise et de vous faire sentir que vous faites déjà partie de la famille. Au terme de cette rencontre, j’avais la ferme conviction d’être à la bonne place et décidé à donner de mon temps à la Maison des Grands-Parents dans le programme d’aide aux devoirs. Afin de compléter le tout, la rencontre avec Jacqueline, responsable de l’aide aux devoirs, a été très agréable et l’accueil, tout aussi chaleureux. Ça augurait bien pour la suite !

J’avais bien quelques appréhensions lors de ma première journée de bénévolat, mais il faut dire que notre responsable, Jacqueline, qui a une grande expérience, possède le don de créer des « matchs parfaits ». On m’a donc proposé d’accompagner une jeune fille de 6e année, qui avait bénéficié, durant l’ensemble de son primaire, du programme d’aide aux devoirs… la commande était grande et je vous l’avoue… l’anxiété à la hausse !

À titre de professionnel, au sein d’une commission scolaire pendant 25 ans, j’ai été quotidiennement confronté à toute sortes de problèmes. Débordé par la lourdeur, le nombre d’élèves référés et les urgences à régler, j’avais parfois l’impression de travailler à la « Cour des miracles ». Je craignais de me retrouver un peu dans une situation semblable.

Mon objectif premier n’était pas de régler tous les problèmes de mon élève, mais de faire en sorte qu’elle ait le goût de revenir à chaque semaine, ça serait au moins ça de pris ! Dès le début de nos rencontres, la complicité s’est bien vite installée. De plus, j’ai découvert que le programme d’aide aux devoirs de la Maison des Grands-Parents me permettait un grand luxe : le TEMPS de faire les choses, quel privilège ! Certes, les deux jours que je consacre à mon élève sont ultimement consacrés aux devoirs. Toutefois, il est agréable de pouvoir « louvoyer » et de s’attarder à d’autres éléments tels : l’autonomie, l’organisation personnelle, le développement de l’estime de soi, les échanges sur différents éléments de la vie scolaire, familiale ou sociale. Comme il est agréable d’être simplement à l’écoute et de développer une belle complicité qui, au demeurant, facilite tellement la réalisation de la tâche pour laquelle nous formons équipe : faire les devoirs. L’année scolaire tire à sa fin et j’estime que cette expérience m’a été très bénéfique. J’espère qu’elle l’aura été tout autant pour mon élève qui, dès septembre, vivra l’expérience de passer au secondaire avec tous les défis que cela comporte. Il est difficile de mesurer l’impact qu’a pu avoir notre collaboration sur son cheminement personnel et scolaire, mais j’ose espérer qu’elle en gardera un bon souvenir et quelques outils qui lui serviront dans le futur. Je peux sans contredit affirmer que cette expérience fut très enrichissante et qu’elle m’incitera fortement à renouveler l’expérience.

— André Bergeron
Bénévole à l’aide aux devoirs

Poésie

L'air du temps

Entends-tu la musique d’antan
Caresser tes tympans
Je l’aimais tant
Ce temps d’avant

S’allonger sur ce banc vacant
Regarder tout simplement
Passer les passants
Des passe-temps d’un autre temps !

Tout un pan de ma vie d’avant
S’éclipse de l’instant présent
À présent
Je ne vis que pour toi mon enfant

Je perds la notion du temps
Ce qui était autrefois important
Ne vaut plus le même montant
Plus de temps pour mes passe-temps

Il y a pas si longtemps
Je te berçais en te racontant
Des légendes d’antan
Que t’aimais tant

Toi qui rêvais de partir au premier coup de vent
Je voulais te garder longtemps
A l’abri du mauvais temps
Derrière mon paravent

Viendra assez vite le temps
Où ce sera à ton tour mon enfant
De me bercer au son de la musique d’antan
Mes jours de mauvais temps

Assise au bord de l’étang
Je vois dans l’eau miroitant
Des images de moi enfant
Flottant au gré du vent

Il y a fort longtemps
On me berçait aussi en me racontant
des légendes d'antan
Que j’aimais tant

Au bout de ma ligne du temps
J’accroche un hameçon épatant
Pour attraper mes souvenirs flottants
Avant qu’ils s’estompent de la surface de l’étang

J’attends la visite de mes petits-enfants 
Je m’accroche à ma ligne du temps
Ces jeunes bourgeons du printemps
Aiment entendre mes histoires d’antan

— Élizabeth Lubin

Mandala

Derrière le reflet du reflet de nos êtres
cheminent nos grandes espérances.
En ce monde,
tout peut être atteint

— Suzanne Lavallée

Coin du souvenir

Coupable avec explications

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans
A. Rimbaud

Devant moi, l’incendie semblait hors de contrôle : les flammes s’échappaient par toutes les fenêtres du triplex. L’avenue du Parc était complètement fermée à la circulation, même le tramway 80 Bleury ne pouvait passer ! De nombreux pompiers s’affairaient à combattre le brasier ! Bons derniers, les policiers arrivaient enfin et commençaient à éloigner les curieux. Soudain je me retrouvai seul au milieu des sapeurs qui me contournaient sans rien me demander !

– Ce grand crisse-là ne veut pas bouger ! Ça fait 10 fois qu’on lui demande de s’enlever de là ! cria un pompier à un policier à l’air hargneux qui passait par là !
– Aie-toé ! C’est quoi ton nom ? me dit celui-ci.
– Arsène Lupin !
– Ouais ? Ousse-que tu restes ?
– Ici, à côté !
– Où ça, à côté ? On va aller voir ça !

… Rendu devant chez moi (c’était vraiment à côté), je commençai, avec un air moqueur, à monter l’escalier extérieur, lorsque mon nouvel ami sortit son « gun », le pointa sur moi, le doigt sur la gâchette, et dit en tremblant nerveusement : « toé, le smatte, suis-moé ! »

– Embarquez-le ! Embarquez-le ! criaient les pompiers, les badauds et les passants !

… Amené au poste numéro 1, rue Gosford, j’eus droit à un seul coup de téléphone ! (pour annoncer chez moi que je passais la nuit « chez un copain »). La nuit fut longue et mouvementée : tous les pochards, les vagabonds et les bagarreurs « embarqués » ce jour-là se retrouvaient ensemble entassés dans une grande salle puant l’urine, le vomi et la misère ! Mon voisin de banc, le visage tuméfié, ensanglanté, son œil amoché pendant presque en dehors de son orbite m’adressa la parole :

– C’est quoi ton nom ?
– Arsène Lupin.
– Pourquoi t’es icitte ?
– J’sais pas, j’ai rien fait !
– Quel âge que t’as ?
– 18 ans !

Ça paraît pas ! Moé, j’ai 40 ans, pis, j’va vendre mon œil pour 25 000 piastres* en sortant d’icitte ! C’est tout arrangé ! Écoute-moé ben : demain matin, plaide coupable avec explications ! Y aiment pas ça quand on plaide non coupable ! Ça fait que tu plaides coupable avec explications, pis t’expliques que t’es pas coupable ! La pognes-tu ?

… Le lendemain, je plaidai coupable tout court malgré ces bons conseils. Mon frère jumeau vint payer mon amende avec un sourire narquois (grâce à un emprunt à son patron) et nous sortîmes du palais de justice au soleil de l’été 56, riant, nous bousculant, courant vers le terminus Craig prendre le tramway, (le 80 Bleury), vers la maison. Ni vu ni connu ! Peu après je faisais mon entrée à l’université en première année d’architecture. L’avenir m’appartient pensai-je.

Mais le temps passe et fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins. Deux ans plus tard, je pleurais mon frère aîné, puis l’année suivante c’est mon père que je perdais. Telle est la vie des hommes. Quelques joies vite effacées par d’inoubliables chagrins. Mais il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants.**

— Yves Bernard

* Soit environ 225 000 $ CA aujourd’hui
** Marcel Pagnol, Le Château de ma Mère, Presses Pocket  # 1282

À noter à votre agenda
Horaire estival

La Maison des Grands-Parents de Villeray demeure ouverte pendant l’été, toutefois pour juillet et août,
nous fermons le vendredi à 12 h.

Du lundi au jeudi, de 10 h à 16 h
et le vendredi de 10 h à 12 h
.

Vente de manteaux et d'accessoires d'hiver

Pour toute la famille le jeudi 20 septembre de 10 h à 17 h.

Manteaux, habits de neige, bottes, patins, foulards, tuques, mitaines, etc.

Pour information 514 383-9108.

Bienvenue à tous !


Être membre de la MGP... pourquoi ?

… parce que l’ensemble des participants aux activités de la MGPV forme un groupe hétérogène. Il n’est pas obligatoire d’être membre pour faire du bénévolat à la Maison, mais si vous vous privez de le faire, vous ratez une belle occasion : celle de vous sentir une composante à part entière de cette Maison et de pouvoir dire Notre Maison !

Être membre d’un parti politique veut dire : « Je crois en vous », ensemble, nous ferons de grandes réalisations, nous avons un idéal commun. Avoir, par exemple, sa carte de membre au Musée des beaux-arts signifie que j’aime l’art et les expositions de notre musée, détenir sa carte permet d’avoir le privilège de se sentir ami de cette confrérie.

Être membre de la MGP (le nombre de membres est important puisqu’il est considéré lors de l’octroi de subventions) veut dire : « Je crois en cette Maison, je veux faire partie de cette famille que nous espérons toujours voir grandir .»

— Claire Provost